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Remaniement: Une
Assemblée Nationale Bidon ou Ignoree!
Une autre lecture du réaménagement
technique du gouvernement l’Assemblée nationale est
ridiculisée. Aucun ministre mis en cause n’a été écarté
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| Kinshasa ,
21.11.2005 | Politics |
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La moisson a été très maigre pour
l’Assemblée nationale dont les recommandations ont été
carrément ignorées dans le réaménagement du gouvernement
opéré vendredi dernier. La réplique des membres de l’Espace
présidentiel a été cinglante.
Aucun ministre interpellé et pour
lequel les députés ont exigé le départ n’a quitté l’Exécutif
de transition. Et cela, malgré les preuves de mégestion
brandies devant la Communauté tant nationale
qu’internationale qui a suivi, en direct, les péripéties des
séances d’interpellation.
Foudres
Plutôt, l’ancien ministre de l’Epsp,
le Mlc Ndom Nda Ombel, sur qui toutes les foudres se sont
abattues suite à la gestion de la grève des enseignants,
s’est vu gratifié du poste important de ministre de
l’Agriculture. Il quitte un ministère à problème pour
l’Agriculture où il pourra souffler avec les dossiers de la
coopération.
Pendant ce temps, a l’Opposition
politique, aucun ministre n’a bougé, même pas permuté.
Venant Tshipasa des Affaires foncières et son collègue
Kisimba Ngoy de la Justice et Garde des Sceaux gardent leurs
postes après de chaudes empoignades avec les Députés. Dans
cette Composante plurielle, en effet, les observateurs ne
voient pas comment le changement prôné par les députés
pouvait se faire aussi allégrement.
De deux, les observateurs
n’entrevoient pas comment le Coordonnateur de cette
Composante, le Vice-président Z’Ahidr Arthur Ngoma pouvait
donner une suite favorable aux recommandations de cette
interpellation au cours de laquelle l’interpellateur Lisanga
Bonganga avait demandé, du haut de la tribune de l’hémicycle
du Palais du peuple, sa tête sur un plateau d’or. Mais, par
quels mécanismes ce changement allait-il s’opérer? Là,
l’interpellateur est resté muet.
Indifférence
D’où, l’on peut comprendre le peu
de cas accordé à l’interpellation par les membres de
l’Opposition politique qui ne se sont même pas réunis pour
donner de la suite à la démarche des membres de l’Assemblée
nationale. Une véritable réponse du berger à la bergère,
disent les Français.
De son côté, le Vice-président a
renouvelé sa confiance au ministre Adolphe Onusumba qui gère
l’épineux dossier du brassage des anciennes forces armées.
Mêmement pour le Pprd où Théophile Mbemba reste à
l’Intérieur. Au Rcd/Kml, Tibasima conserve son poste bien
défendu devant les Députés.
Permutations
En lieu et place des interpellés,
les Composantes ont procédé aux permutations et au départ
des ministres qui n’étaient pas concernés par
l’interpellation. C’est le cas de Jean Mbuyu de l’Industrie,
Petites et Moyennes entreprises et Artisanat, de Christophe
Muzungu de la Culture et Arts. de Lola Kisanga de
l’Enseignement supérieur et Universitaire, de Roger Nimy des
Sports, et de Philippe Futa des Finances dont la tête était
réclamée par certains ténors du Pprd pour son appartenance
au Panu alors qu’il gérait un poste stratégique au nom du
parti présidentiel.
Par conséquent, on pourrait donc
conclure à un non lieu pour les différents ministres
incriminés. Mais, en réalité, c’est une manière pour les
membres de l’Espace présidentiel de démontrer qu’il à la
main mise sur les institutions du pays, à commencer par le
Parlement qui ne devrait jamais servir à creuser la tombe du
« Schéma 1+4 » auquel les Députés comme les Sénateurs ont
librement souscrit. Car, en évoquant dans sa conclusion,
l’exigence d’organiser de nouvelles concertations politiques,
l’interpellateur a ouvert la voie à tous ceux qui tiennent à
barrer la route à la mission assignée aux dirigeants actuels
qui par solidarité, ne peuvent, en aucun cas céder à la
pression de ceux qui creusent leurs tombes.
Les jeux étaient faits à l’avance.
Il fallait, pour les Députés, connaître leurs limites et ne
pas tenter d’aller au-delà de leurs prérogatives qui ne leur
permettent pas, sous la transition, de sanctionner le
Gouvernement dans son ensemble. Le Parlement garde donc son
rôle d’enregistrement et de « contrôlé» sous la transition,
la sanction n’étant pas de son ressort conformément aux
textes qui régissent la transition.
(Th)Fda | Forum des As |
Qui a tué le Journalist
Franck Ngyke du Journal Reference Plus la nuit du 2 au 3/11/2005 ?
Et serait derriere ce cout?
Deux des présumés
assassins de Franck Ngyke aux arrêts |
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Un heureux hasard
a conduit à l’arrestation de ces assassins. Deux des six assassins
ne s’étant pas mis d’accord sur le partage du butin du crime se sont
mis à se chamailler au point d’alerter un officier de la police. Les
enfants de la victime ont reconnu que les personnes arrêtées
faisaient partie de la bande |
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Les présumés
assassins du journaliste Franck Ngyke et de son épouse ont été
arrêtés ce dimanche 06 novembre 2005 au quartier Terminus au niveau
de la poste de police située à quelques mètres de l’arrêt Ntumba
dans la commune de Lemba. C’était aux environs de 14 heures lorsque
le Commandant Moussa, responsable du bureau de poste de la Détection
militaire des actions anti-patrie (Demiap) a mis la main sur les
assassins du journaliste Franck Ngyke et de son épouse, abattus dans
la nuit du 02 au 03 novembre à leur domicile situé au quartier
Mombele dans la commune de Limeté.
C’est par un
pur hasard que ces deux assassins répondant au nom de Muanda Badila
et Mayala ont été surpris par le Commandant Moussa. Après avoir
commis son forfait, dans la nuit du 2 au 3 novembre, la bande
attendait recevoir de ses commanditaires la prime promise.
Malheureusement, les choses ne seront pas réglées comme convenues.
Le partage de l’argent n’ayant pas été équitable, une querelle
autour a mis par hasard la puce à l’oreille de la Police.
Mayala et
Muanda sous l’effet de l’alcool, ne mesuraient pas le risque de se
quereller sur une faire qui avait mis toute la ville en émoi. Ils
n’ont pas compris qu’ils étaient devant un poste de police. Ils se
sont mis à se quereller sur le butin du crime. A quelques mètres
seulement du bureau de ce poste de police, les deux assassins se
disputaient paisiblement du partage sans faire la moindre attention
sur le bureau de la police à côté. Ils ont pris tout leur temps pour
dire qui avait droit de quoi et qui avait fait quoi et qui devrait
gagner quoi.
Les deux
criminels ne sont pas arrivés à s’entendre. Ils discuteront
longtemps sans savoir qu’un officier de police les suivait. Après un
mouvement vers l’arrêt Tumba, pour échapper à la vigilance des
passagers, Mayala et Muanda Badila reviendront vers le bureau pour
continuer leur discussion. Mais cette fois là, leur discussion sera
interrompue par le commandant Moussa qui, a la première vue et à son
approche, les attendait discuter sur l’assassinat d’un certain
journaliste. Le fait que le commandant était en tenue civile a
permis aux criminels de se douter de tout. Les revoyant à quelque
mètre de son bureau, le Commandant va discrètement s’intéresser à
leur discussion.
Celui qui
n’avait pas trouvé satisfaction dans le partage inéquitable de
l’argent, se fâchera contre son collègue et se dira prêt à dénoncer
au cas où ses revendications n’étaient pas prises en compte par les
commanditaires du crime. Mayala habitant Kisenso, est la personne
qui avait tiré sur le confrère. Il l’a déclaré en disant que c’est à
lui que revenait la grande partie du butin parce qu’en fait, c’est
lui qui avait fait le gros du boulot.
Vite le
commandant Moussa qui passait inaperçu aux yeux des bourreaux de
Franck Ngyke et de son épouse a compris que ces jeunes garçons la
trentaine révolue étaient dans le complot sur l’assassinat du
journaliste. Le commandant pointera alors son arme sur les criminels
et les maîtrisera. Dans une peur sans nom, Mayala et Muanda vont se
dénoncer. Selon leurs propres déclarations, ils ne sont que des
simples exécutants. « Des ordres viennent d’ailleurs », ont-ils
déclaré. Ils seront aussitôt incarcérés au niveau de ce poste de
police en attendant que les éléments de la Pir arrivent. Dans le
poste de la police où ils ont été momentanément gardés, les deux
assassins sont facilement reconnaissables par les proches des
victimes. L’un des assassins portait le ketch de Franck Ngyke et
avait en main la baïonnette qu’il avait utilisée pour poignarder le
pauvre journaliste.
Aux environs
de 15 heures 20, les éléments de la Police d’intervention rapide (Pir)
arrivent et décident d’amener les deux criminels à la maison
communale de Lemba pour des raisons de sécurité. Car, les jeunes
gens du quartier voulaient venger le crime du journaliste par le
sang. Ils menaçaient de lapider les deux criminels.
Pour le
moment, les deux assassins se trouvent encore à la maison communale
de Lemba en attendant d’être transférés en justice seule capable de
déterminer la culpabilité des uns et des autres. Ces présumés
assassins, à en croire le commandant Moussa, sont prêts à dénoncer
les vrais commanditaires de ce crime. Ils ont parlé des autorités
politiques qui sont à la base de ce crime. Ce coup, ont-ils ajouté,
n’est pas le premier acte perpétré par certains dirigeants de la
transition.
La
corporation journalistique descend pacifiquement dans la rue ce
lundi
La presse
kinoise est en deuil. Elle pleure Franck Ngyke, journaliste au
quotidien « La Référence Plus », abattu froidement le jeudi 3
novembre 2005 à 1 heure du matin par trois hommes en civil qui ont
fait irruption à son domicile situé au quartier Mombele, dans la
commune de Limete.
Selon les
témoignages recueillis sur place, le chef de la rubrique « Politique
» du quotidien revenait de sa rédaction sur l’avenue Victoire n° 14
à Kinshasa/Kasa-Vubu où l’avait rejoint son épouse. C’est au moment
où il s’apprêtait à refermer le portail de sa résidence, après avoir
garé la voiture, que les assaillants ont surgi de l’obscurité et ont
forcé l’entrée en tirant à deux reprises sur la grille. Une fois à
l’intérieur de la parcelle, ils vont, sans autre forme de procès,
tirer sur l’épouse du journaliste qui tentait de s’enfuir.
Franck Ngyke
leur a proposé de prendre de l’argent et même la voiture pour lui
laisser la vie sauve, mais sans succès. Les assassins n’avaient
qu’une seule idée en tête : abattre le journaliste. Le « Grand »
Franck est tombé d’une balle dans la poitrine tirée à bout portant.
Une fois leur compte réglé, les assaillants vont résoudre d’emporter
les téléphones portables du couple dont les corps gisaient désormais
sur le sol. Un des fils du journaliste, Djoudjou Kangundu, 23 ans,
qui a tenté de voler au secours de son père a été aussi atteint par
une balle à l’Epaule. Il est présentement interné à l’hôpital. Les
associations oeuvrant au sein de la corporation journalistique
organisent une marche pacifique lundi prochain. Ils exigent la mise
sur pied urgente d’une Commission indépendante et mixte d’enquête
dont ils s’engagent à suivre personnellement l’évolution. Adieux
Franck ! On saura la vérité, coûte que coûte !
Communiqué
des organisations professionnelles des médias
Nous, Membres
des organisations professionnelles des médias, réunis en séance
extraordinaire ce jeudi 03 novembre 2005 au siège de l’Observatoire
des Médias Congolais (OMEC), - condamnons avec fermeté, l’assassinat
o dieux de notre confrère, Franck Ngyke du Quotidien « La Référence
Plus » et de son épouse, Hélène Mpaka, perpétré dans la nuit de
jeudi, 03 novembre 2005 à une heure ;
- exigeons la
mise sur pied urgente d’une Commission d’enquête indépendante et
mixte comprenant notamment les enquêteurs du gouvernement, de la
Monuc, des organisations de défense des Droits de l’homme et des
représentants de la profession ;
- nous
engageons à suivre personnellement l’évolution de ladite enquête
jusqu’à son issue ;
- annonçons
l’organisation, ce lundi 07 novembre 2005 à 10 heures, une marche
pacifique et silencieuse pour souligner le caractère sacré de la vie
et l’obligation qui incombe à l’Etat de sécuriser les journalistes,
particulièrement en cette période préélectorale ;
Fait à
Kinshasa, le 03 novembre 2005. |
De nouveaux combats en Ituri font des milliers de
déplacés
UN Integrated Regional Information Networks
29 Juin 2005, Bunia
De récents combats dans le nord-est de la République
démocratique du Congo (RDC) entre les forces de l'Onu et des milices
locales auraient fait des milliers de déplacés, a déclaré Mohammad Abdoul
Wahab, agent d'information publique pour la mission de l'ONU en RDC (MONUC).
« Nous avons tous fui dans la brousse. Ceux qui sont
restés sont les civils qui participaient aux affrontements », affirme
Jean Mbafele, un résident de Medu qui est arrivé à Bunia lundi.
Les combats, qui ont duré huit heures, ont eu lieu dans
le village de Medu, à 25 km au sud de Bunia, dans le district de l'Ituri
(province Orientale). Quelque 4 000 personnes habitent à Medu.
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des
affaires humanitaires (OCHA) de la région n'a pas encore pu évaluer la
situation, selon son porte-parole pour la région, Idrissa Conteh. D'après
ce dernier, la communauté humanitaire avait cessé ses activités dans la
région depuis le 20 juin et les a seulement repris ce dimanche.
Lors des combats de lundi, les casques bleus bangladais
et indiens ont affronté plus de 1 000 miliciens du Front des
nationalistes et intégrationnistes (FNI) armés de mortiers, de roquettes
et de grenades, a indiqué Wahab. Les forces de l'Onu ont dépêché deux
hélicoptères de combat MI-25 et ont renforcé leurs effectifs en déployant
des troupes pakistanaises.
Les casques bleus ont repoussé une nouvelle attaque dans
l'après-midi, a déclaré Wahab. La MONUC continue de patrouiller dans la
région alors que le calme est revenu, selon Wahab.
« Tous les miliciens ont fui et abandonné le village »,
a-t-il dit.
| Des
centaines de civils déplacés et des soldats tués au Nord Kivu / RDC
GOMA, le 8 juin (IRIN) - Trois
soldats congolais ont été tués et quatre autres blessés lors de
combats qui ont opposé dimanche dernier les forces gouvernementales à
des miliciens hutus rwandais dans la province orientale de Nord-Kivu
en République démocratique du Congo (RDC). Les combats ont entraîné
le déplacement de centaines de civils.
Le Général Gabriel Amisi, commandant de la 8e région militaire, a
révélé à IRIN lundi que les rebelles des Forces démocratiques pour la
libération du Rwanda (FDLR) ont attaqué une position de l'armée dans
le village de Miriki, à environ 180 km au nord de la capitale
provinciale, Goma.
«Ils ont attaqué la nuit et délogé notre compagnie à Miriki», a
déclaré Amisi. «Par la suite, nous avons repris le village grâce au
renfort venu de Kanyabyonga [une ville située à 32 kilomètres]».
Selon lui, les soldats blessés ont été admis à l'hôpital militaire de
Goma, mais il n'a pas indiqué le nombre de pertes du côté des
rebelles.
Cependant, les FDLR ont nié la responsabilité de l'attaque. «Ce sont
mes troupes qui ont été attaquées par l'armée, et ce n'est pas la
première fois», a dit à IRIN Ignace Murwanashyaka, le chef des FDLR.
« Je discuterai de cette affaire avec les membres du gouvernement
afin que ces exactions ne se répètent pas », a-t-il dit.
Des centaines de civils déplacés ont fui Miriki pour Kanyabayonga,
selon le chef de village, Joël Luhonu.
«Pour le moment, ils demeurent auprès de leurs proches là-bas», a-t-il
dit.
Selon Amisi, le calme était revenu à Miriki, et a demandé aux civils
déplacés de regagner leur village.
Les rebelles hutus du Rwanda basés dans l'est de la RDC ont été
accusés de nombreuses attaques menées contre des civils,
particulièrement sur le territoire de Walungu et de la Plaine de la
Ruzizi au Sud-Kivu.
Murwanashyaka a signé un accord le 31 mars au nom des FDLR, annonçant
que les miliciens rebelles sous son autorité déposeront les armes et
retourneront au Rwanda.
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Qui a tué Hermas
Mupolo?

Né
en République Démocratique du Congo, Hermas Mupolo travaillé avec un
projet des Nations Unies en partenariat avec le Gouvernement.
Le Projet s'occupait du ddésarmement et démobilisation
des enfants soldats en RDC. Il travaillé comme responsable de la
logistique.
Après sa
licence en Sociologie, Hermas a travaillé avec les Humanitaires dans
World Vision.
Après une
Maîtrise en Urbanisme et Aménagement du territoire à l’Université de
Genève, Hermas est rentré en RDC pour servir son pays.
Hermas a
été tué ce vendredi 8 avril 2005 aux environs des 19h30 dans la Station
d’essence de Binza Delvaux assassiné par deux femmes et trois hommes
armés sous l’œil de la police.
Nous
demandons qu’une enquête soit faite pour arrêter les responsables de cet
acte incivique et barbare. Nous signalons que plusieurs autres personnes
ont été victimes de cette barbarie.
Adsad Team
Le parlement adopte la future Constitution par une large majorité (Xinhuanet
14/05/2005)
Le processus de transition lancé en 2003 en République démocratique du
Congo (RDC) a connu une brusque accélération vendredi, avec l'adoption
par le Parlement de la future Constitution du pays.
Ce texte adopté en première lecture au Sénat le 17 mars, a été voté par
l'Assemblée nationale à une large majorité, à 348 voix pour, 5 contre et
8 abstentions.
La Constitution, adoptée vendredi une semaine seulement après le début de
son examen en plénière, doit être entérinée par référendum.
Ce texte fondateur, qui se propose d'établir les bases d'un régime
démocratique avec des représentants librement élus pour la première fois
depuis 40 ans dans l'ex-Zaïre, opte pour un régime semi-présidentiel dans
un Etat unitaire fortement décentralisé.
Son adoption était un préalable au vote des lois référendaire et
électorale, qui permettront de fixer une date pour les élections
générales devant sanctionner une transition politique initiée en 2003.
Ce texte remplacera la Constitution de transition de la RDC, issue de
"l'Accord global et inclusif" signé par l'ensemble de la classe politique
congolaise en décembre 2002 à Pretoria.
Cet accord avait initié une période de transition politique en RDC, après
une guerre de près de cinq ans (1998-2003), qui avait impliqué une
demi-douzaine de pays et fait plus de trois millions de morts (directs ou
indirects) sur le sol congolais.
Selon la Constitution adoptée vendredi au Parlement, le président de la
République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq
ans, renouvelable une seule fois.
L'âge minimum requis du président a été fixé à 30 ans, ce qui permettra
notamment à l'actuel chef de l'Etat, Joseph Kabila, âgé de 33 ans, de se
présenter.
Le président nomme le Premier ministre, issu de la majorité
parlementaire, et peut le démettre. Il peut également dissoudre
l'Assemblée nationale en cas de crise de gouvernement.
Le "gouvernement définit la politique de la Nation, de concert avec le
président de la République".
Le pays, actuellement découpé en onze provinces, en aura 26, ce qui peut
apparaître comme une concession aux tenants du fédéralisme après de longs
débats.
Les députés ont largement amendé le texte adopté en première lecture au
Sénat, limitant les pouvoirs du président et supprimant la peine de mort
du texte constitutionnel.
Avant l'examen de ce texte à l'Assemblée, la communauté internationale
avait mis en garde contre les dérives liberticides d'une des dernières
versions du texte accordant trop de pouvoir au président et organisant
son irresponsabilité devant le Parlement.
Le texte adopté vendredi devrait notamment tranquilliser l'Union
européenne, principal bailleur de la transition en RDC, qui voyait d'un
mauvais oeil ses appuis financiers et de conseil servir un texte
déséquilibré.
Dans la foulée de l'adoption de la Constitution, les parlementaires des
deux chambres doivent examiner et se prononcer sur une requête de la
Commission électorale indépendante (CEI), qui a demandé le 28 avril une
prolongation de la transition au regard du retard du processus électoral.
La transition, prévue pour durer 24 mois à compter de l'installation du
gouvernement provisoire le 30 juin 2003, devrait être prolongée de six
mois.
La Constitution de transition prévoit en effet la possibilité d'une
prolongation de six mois, renouvelable une fois.
Le Parlement devrait se prononcer d'ici la fin mai sur cette requête,
a-t-on indiqué de source parlementaire.
Le président de l'Assemblée, Olivier Kamitatu, a annoncé vendredi soir la
tenue lundi d'une cérémonie solennelle au Parlement après l'adoption de
la Constitution, en présence du président Kabila et de son homologue
sud-africain Thabo Mbeki, parrain des accords de transition en RDC.
Qui a tué Hermas
Mupolo?

Né
en République Démocratique du Congo, Hermas Mupolo travaillé avec un
projet des Nations Unies en partenariat avec le Gouvernement.
Le Projet s'occupait du ddésarmement et démobilisation
des enfants soldats en RDC. Il travaillé comme responsable de la
logistique.
Après sa
licence en Sociologie, Hermas a travaillé avec les Humanitaires dans
World Vision.
Après une
Maîtrise en Urbanisme et Aménagement du territoire à l’Université de
Genève, Hermas est rentré en RDC pour servir son pays.
Hermas a
été tué ce vendredi 8 avril 2005 aux environs des 19h30 dans la Station
d’essence de Binza Delvaux assassiné par deux femmes et trois hommes
armés sous l’œil de la police.
Nous
demandons qu’une enquête soit faite pour arrêter les responsables de cet
acte incivique et barbare. Nous signalons que plusieurs autres personnes
ont été victimes de cette barbarie.
Adsad Team
Selon
www.digitalcongo.net voit L'avenir
Le gouvernement acculé par l’insécurité
Pas plus tard qu’en fin de semaine, il y a eu mort d’hommes à Binza/Delvaux
à la suite de l’attaque d’une station-service par des hommes armés.
Pendant qu’il y a des patrouillles nocturnes, le vol à mains armées
refait surface à Kinshasa.
La population ne sait à quel saint se vouer
Au fur et à
mesure que le jours passent, la population nage entre espoir et désespoir
dans la perspective des élections libres, démocratiques et transparentes.
Et pour cause ? Il y a des avancées notables tout comme il y a des sujets
qui fâchent. Au nombre des zones d’ombres figure la recrudescence de
l’insécurité sous diverses formes, notamment le banditisme urbain. Et
cela met le gouvernement au pied du mur.
Tenez !
Vendredi dernier, alors que le monde orphelin venait d’accompagner le
pape Jean-Paul à sa dernière demeure, il y a des malfrats qui mijotaient
leur coup à Kinshasa. En effet, vers 19h00 se produira un drame à Binza/Delvaux.
En fait, un de cinq personnes armées a surgi à la station-service Elf.
Des cinq assaillants, deux femmes étaient en tenue civile tandis trois
hommes avaient des pantalons militaires dissimulés sous la tenue civile.
Sur les lieux
du crime, deux des assaillants avancent et ouvrent le feu. Ces coups de
feu créent la débandade. Un client venu s’approvisionner succombe
sur-le-champ. C’est par un communiqué de la Vsv que nous apprenons que
l’infortuné, c’est le frère Hermas Mupolo Sony de l’église de la
restauration qui est le petit frère du Docteur Sony Mukuenzi, Pasteur de
l’église de la Restauration. Dans la foulée, un agent de gardiennage en
poste à la station du nom de Simon Nzimbula s’en sortira avec une balle à
l’abdomen.
Il se fait que
le nombre de victimes va s’accroître puisque trois assaillants ont pu
s’engouffrer dans la jeep qui les amenés tandis qu’un homme et une femme
n’ont pu embarquer avec les autres. Pour se frayer un chemin et
disparaître dans la nature, ces deux malfrats ont continué la sale
besogne en tuant ou blessant les personnes qui avaient le malheur de se
trouver sur leur trajectoire. Les témoins ont fait état de cinq morts au
total.
C’est ainsi que
l’on compte parmi les victimes tuées dans les parages de la station, Mlle
Hornela Nzumba. Il nous revient que d’autres victimes ont été acheminées
à l’Hôpital général ou à l’hôpital de Kintambo. Il s’agit notamment de
MM. Simon Nzimbula et Paguy Kakenda pour la seconde formation médicale et
Mme Vera Nsimba et M. Stanis Basekisa pour la première formation
médicale. C’est ce qu’indique le communiqué précité.
Les témoins
n’ont pas compris que pareil évènement se passe en présence quasiment des
forces de l’ordre puisqu’ils ont leur bureau à deux pas de là. Dans ces
interrogations, les gens remontent l’histoire pourque des cas de vol ou
d’attaque à mains armées ont eu lieu le 12 février dernier à la station
Fina de Lemba/ Salongo. On a connu deux morts et plusieurs blessés. Il y
a aussi le cas des stations de Masina/quartier 3 et de la cité verte,
toujours en février. Un vol à mains armées a eu lieu dans une boutique
sur l’avenue Sabilière au quartier 3/Masina avec mort d’homme.
On ne saurait
oublier un autre événement qui a eu lieu à la station-service située sur
la route des Poids lourds, à proximité de la base logistique de la
Mission des nations unies au Congo. Il y a eu des blessés... Les cas sont
nombreux malheureusement.
Tout cela fait que la population ne sait plus à quel saint se vouer. Elle
a la nette impression que le gouvernement ne fait rien ou pas grand-chose
pour la sécuriser. Pourtant, la même population apprécie à juste titre
les patrouilles nocturnes des unités de la Police nationale congolaise.
Elle aurait souhaité que les stratégies soient revues pour une couverture
optimale de la ville de Kinshasa, par exemple. C’est notamment par la
façon de prendre en main cette question récurrente de l’insécurité que le
gouvernement et les autorités compétentes pourront gagner le cœur de la
population congolaise.
Il le faut absolument.
L'avenir.
|
Mission de la dernière chance à Kinshasa.
Le Soir,
22/01/2005
Le président sud-africain Thabo
Mbeki se rendra mardi prochain en République démocratique du Congo,
avant de rejoindre le Forum économique mondial (WEF) à Davos, en
Suisse, le lendemain, puis le sommet de l'Union africaine (UA) à
Abuja, a rapporté vendredi la presse kinoise.
A Kinshasa, M. Mbeki s'entretiendra mardi avec le président Joseph
Kabila et avec d'autres responsables congolais afin de tenter de
faire progresser le processus de paix en RDC, dévastée par cinq ans
de guerre civile et régionale qui a fait plus de trois millions de
morts. Ce retour annoncé s'inscrit, selon le journal 'Le Potentiel'
paru vendredi à Kinshasa, "dans le cadre des démarches visant la
décrispation politique en RDC avec cette énième crise au sommet de
l'Etat". Il s'agit, souligne le journal, "de la rencontre de la
dernière chance", alors que la RDC connaît la deuxième crise grave de
la transition, qui est censée mener le pays d'ici juin à des
élections libres et démocratiques, les premières depuis son
indépendance, en juin 1960.
L'un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition
congolais, Jean-Pierre Bemba, a menacé de retirer son parti, le
Mouvement de libération du Congo (MLC, ex-rébellion désormais
associée au pouvoir) de la transition faute d'accord d'ici le 31
janvier sur le partage des responsabilités entre anciens belligérants
au sein des institutions, comme le prévoient les accords signés. M.
Bemba, qui boycotte de facto les activités de l'exécutif congolais
depuis le 14 janvier en raison du report de plus en plus probable des
scrutins pour des raisons logistiques, s'est à nouveau dit déterminé
à ce que les élections aient lieu avant le 30 juin.
L'Afrique du Sud fait pour sa part pression afin que des élections
soient organisées en RDC au mois de juin, comme prévu dans l'accord
de paix et de partage du pouvoir signé en décembre 2002 à Prétoria,
qui a mis fin à cinq ans de guerre civile (1998-2002).
M. Mbeki a déjà reçu M. Bemba lundi à Pretoria. Le président Mbeki
ira en RDC en se rendant au WEF. Il sera en Suisse mercredi, a
déclaré jeudi un porte-parole présidentiel, David Hlabane, cité par
l'agence de presse indépendante congolaise APA, reçue vendredi à
Bruxelles.
De Suisse, M. Mbeki se rendra à Abuja (Nigeria) pour le sommet, prévu
les 30 et 31 janvier, de l'Union africaine (UA) qui devrait se
prononcer sur les crises en RDC, en Côte d'ivoire et au Soudan. |
La mort de Rév. Pasteur LUKUSA le 26 Décembre 2004
après près de 6 mois d'emprisonnement par le Gouvernement de Kinshasa
prouve l'insécurité des leaders Chrétiens. L'Adsad réagit et condamne
cette façon d'agir du Gouvernement Kabila. D'après les nouvelles en
provenance de Lubumbashi, 2ème ville de la RDC, le Rev. Lukusa est
mort après une semaine de sa sortie de la prison, très malade après un
empoisonnement. La vérité est toujours têtue. Après la chasse de Rev.
KUTINO maintenant nous enregistrons une mort d'un Leader Charismatique
comme Rev. Lukusa. L'Adsad demande qu'une enquete
soit initiée par une
organisation indépendante.
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Combats entre
armée de RDC et rebelles rwandais: huit morts et cinq prisonniers
28/12/2004
Huit rebelles hutus rwandais ont
été tués et cinq autres capturés lors de combats avec l'armée
congolaise près de Walungu, dans l'est de la République démocratique
du Congo (RDC), a affirmé à l'AFP une source militaire au Sud-Kivu.
Selon cette source, des combats opposent depuis quelques jours dans
le territoire de Walungu, à 80 km au sud de Bukavu, les rebelles des
Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) aux soldats
de l'armée régulière congolaise.
"Ces combats se poursuivent encore à Nzibira" près de Walungu, a
précisé la même source sous couvert de l'anonymat.
Le porte-parole de la 10ème région militaire de l'armée congolaise,
le lieutenant Kasanda Wa Kasanda, contacté par l'AFP, n'a pu
confirmer le bilan de ces affrontements.
Début novembre, la 10ème région militaire - basée au Sud-Kivu - avait
lancé, conjointement avec la Mission de l'Onu en RDC (Monuc), une
opération de sensibilisation des combattants FDLR en vue de leur
désarmement et leur rapatriement volontaire au Rwanda.
"Les FDLR ont saboté la phase de sensibilisation que nous menons avec
la Monuc. Deux mois après l'opération, ils continuent de refuser à se
rendre. Ils multiplient d'ailleurs des attaques contre nos
positions", a par ailleurs déclaré à l'AFP le lieutenant Kasanda.
Il a affirmé que des dispositions ont été prises au niveau du
commandement militaire de la province du Sud-Kivu pour "renforcer la
présence de l'armée" dans le territoire de Walungu.
Par ailleurs, dix autres Rwandais, dont trois combattants des FDLR,
se sont rendus à l'armée congolaise dans la localité de Nzibira et
ont été remis le 19 décembre à la Monuc, selon la porte-parole de
l'Onu à Bukavu, Sylvie Van Den Wildenberg.
De nombreux membres des FDLR ont participé au génocide de 1994 au
Rwanda. |
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Les rwandophones du Nord-Kivu contre
l'envoi de 10.000 militaires congolais.
6/12/2004
KIGALI, 6 déc (AFP) - Une
association représentant la communauté rwandophone du Nord-Kivu,
province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a
dénoncé lundi la décision du gouvernement congolais d'envoyer 10.000
soldats en renfort dans cette province.
"Nous fustigeons cette décision prise par le président (congolais,
Joseph Kabila) d'envoyer 10.000 hommes dans le Nord-Kivu", a déclaré
à l'AFP le président de cette association, François Gachaba,
rassemblant des personnes parlant le kinyarwanda, la langue
officielle du Rwanda.
Il était interrogé par téléphone depuis Kigali et affirmait se
trouver à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Cette annonce gouvernementale intervenait après les menaces du Rwanda
d'envoyer des soldats en RDC pour y poursuivre les rebelles hutus
rwandais qui s'y trouvent depuis dix ans.
"C'est une décision unilatérale, prise sans concertation, ni au sein
de l'espace présidentiel, ni du haut conseil supérieur de la défense,
ni du parlement", a-t-il ajouté.
Le porte-parole de M. Kabila avait annoncé le 30 novembre l'envoi de
10.000 soldats supplémentaires pour renforcer les effectifs de la
région militaire qui englobe le Nord-Kivu.
"Quand on a envoyé des militaires avec cette même logique au Sud-Kivu,
les rwandophones ont dû fuir. Nous craignons que la même chose se
produise dans le Nord-Kivu", a estimé M. Gachaba.
En mai-juin derniers, une dissidence armée de l'armée congolaise,
composée d'officiers rwandophones et accusée par l'Onu d'être
soutenue par Kigali, s'était emparée une semaine durant de Bukavu,
chef-lieu du Sud-Kivu.
Après leur retrait, la province du Sud-Kivu, auparavant contrôlée par
le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, ex-rébellion
alliée du Rwanda), avait été reprise en main par des hommes proches
du président Kabila.
Jusqu'à présent, le Nord-Kivu, l'autre province congolaise
frontalière du Rwanda, est contrôlée au niveau militaire et
administratifs, par des membres du RCD, devenu depuis parti politique
au sein des institutions de transition congolaises |
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Un conflit Rwanda-RDCongo
serait de la "responsabilité" de Kinshasa (Kigali)
3/12/2004
KIGALI, 3 déc (AFP) - Le
gouvernement de la République démocratique du Congo serait "responsable"
d'une éventuelle confrontation directe entre les armées rwandaise et
congolaise, a affirmé vendredi à l'AFP le ministre rwandais des
Affaires étrangères, Charles Murigande.
"Ce (un conflit direct entre les deux pays) serait de la
responsabilité des protecteurs des FDLR", a déclaré M. Murigande, en
faisant allusion au gouvernement de Kinshasa.
Les FDLR sont les Forces démocratiques de libération du Rwanda, un
groupe de rebelles hutus composé notamment de membres des ex-Forces
armées rwandaises (FAR) et de miliciens Interahamwe, impliqués dans
le génocide de 1994 au Rwanda.
La Mission de l'Onu en RDC (Monuc) a affirmé jeudi disposer d'indices
sur la présence de troupes rwandaises en RDC, ce que le Rwanda a
démenti. Kigali fait savoir depuis la semaine dernière que son armée
pourrait intervenir dans l'est de la RDC, mais qu'une telle opération
ne viserait que le désarmement des FDLR.
Le président congolais, Joseph Kabila, a assuré jeudi soir que son
armée entendait "bouter dehors" l'armée rwandaise si elle entre en
RDC.
"On leur dit qu'une opération ne viserait que les ex-FAR et
Interahamwe, et il (le président Kabila) nous dit qu'en nous en
prenant aux ex-FAR et Interahamwe on s'en prend à l'armée congolaise.
Ca veut dire que cette armée protège les FDLR", a estimé M. Murigande.
Prié de dire si les soldats rwandais, une fois en RDC, riposteraient
à d'éventuelles attaques des Forces armées de la RDC (FARDC), il a
répondu: "Personne ne peut offrir sa tête à couper". Il a néanmoins
jugé qu'il n'y avait "pas de risques" de conflit direct.
La Monuc à Goma, chef-lieu de la province congolaise du Nord-Kivu (est),
frontalier du Rwanda, a par ailleurs affirmé vendredi disposer "de
nombreuses sources qui disent avoir vu plusieurs petits groupes de
soldats rwandais par-ci par-là".
"Mais ce sont des groupes très mobiles, on essaye de vérifier mais
c'est très difficile, car quand nous arrivons sur place ils sont déjà
partis", a déclaré la porte-parole de la Monuc à Goma, Jacqueline
Chenard, interrogée par téléphone par l'AFP depuis Kigali.
"Une mission de vérification devait partir ce (vendredi) matin pour
Kanyabayonga et revenir dans la matinée de samedi", a-t-elle ajouté.
Une agence de l'Onu à Goma a fait état jeudi de la fuite de "quelques
milliers de civils congolais" vers la zone de Kayabayonga, à 150 km
au nord du chef-lieu du Nord-Kivu, à la suite de combats entre des
rebelles hutus rwandais et des hommes armés non identifiés.
"Selon nos informations, il s'agirait plutôt de quelques centaines de
déplacés qui fuient de manière préventive par crainte d'éventuels
combats", a expliqué Mme Chenard.
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La honte, car celui qui
doit sécourir le Congo devient le
Meurtrier - Kofi Annan s'indigne des
exactions des casques bleus en mission de paix
23/11/2004
Exploitation sexuelle, abus
de pouvoir sur des populations qu'ils sont censés protéger : le
secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est déclaré "outragé"
par le rapport qui lui a été fait, vendredi 19 novembre, sur
l'attitude des casques bleus en mission de maintien de la paix en
République démocratique du Congo, et principalement à Bunia, dans
l'est du pays.
M. Annan, qui se trouve en Tanzanie, a entendu le compte rendu de
son représentant à Kinshasa, William Swing, sur l'enquête ouverte
en mai à la suite des premiers témoignages. Il a estimé que "des
actes graves se sont produits", indique un communiqué publié à
New York. "C'est quelque chose de honteux que les Nations unies
doivent reconnaître", a-t-il ajouté.
Quelque soixante-dix cas font l'objet d'une enquête des services
d'investigation internes de l'ONU (OIOS) et concerneraient aussi
bien des militaires que des civils. M. Annan a indiqué qu'il
était "vital que les enquêtes soient accélérées" et qu'elles
visent non seulement la Monuc (Mission d'observation des Nations
unies au Congo) mais l'ensemble des missions de maintien de la
paix de l'ONU. Plus de 60 000 casques bleus sont déployés dans
dix-sept pays. Des scandales sexuels ont déjà été enregistrés
dans les Balkans et en Afrique de l'Ouest.
Dans le cas du Congo, la presse britannique avait mis en cause,
dès le mois de mai, des personnels uruguayens et marocains. En
juillet, la presse d'Afrique du Sud a cité des cas de violences
sur enfants, dont celui d'un colonel sud-africain, à Goma, qui ne
s'entourait que de très jeunes interprètes. Selon l'ONU, deux
casques bleus tunisiens ont été renvoyés dans leur pays en
octobre. Et, le 1er novembre, un Français, accusé de pédophilie,
a été remis à la justice française à Kinshasa, selon un
communiqué publié par l'ONU et l'ambassade de France.
Par coïncidence, le secrétaire général a annoncé
l'intensification de l'offensive contre les abus sexuels à l'ONU
le jour même où le conseil du personnel, l'équivalent du syndicat
maison, décidait d'une motion contre la direction de
l'organisation, exigeant plus de transparence dans les enquêtes.
Le Staff Union proteste contre le fait que plusieurs responsables
mis en cause ont été "exonérés" de leurs responsabilités. Le
syndicat s'est toutefois gardé de critiquer Kofi Annan.
Deux affaires ont notamment troublé les personnels. Le chef du
Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le
Néerlandais Rudd Lubbers, accusé de harcèlement sexuel par une
collaboratrice américaine, a été blanchi en octobre par M. Annan,
alors même qu'une enquête de l'OIOS avait jugé les accusations
crédibles. Mardi 16 novembre, c'est le chef du service des
enquêtes lui-même, le Singapourien Dileep Nair, qui a été exonéré
d'accusations de harcèlement et de favoritisme, sans que le
syndicat puisse avoir accès au rapport. Ces critiques viennent
s'ajouter à un climat d'"érosion de la confiance", note Rosemarie
Waters, la responsable du syndicat. |
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Arrivée
à Kinshasa d'une délégation du Conseil de sécurité de l'Onu
22/11/2004
KINSHASA, 21 nov (AFP) - Une
délégation du Conseil de sécurité de l'Onu en visite de travail
dans la région des Grands lacs est arrivée dimanche soir dans la
capitale de la République démocratique du Congo (RDC), en
provenance de Kigali, a constaté l'AFP à l'aéroport international
de Kinshasa.
Conduite par l'ambassadeur de France à l'Onu, Jean-Marc de la
Sablière, cette délégation, qui comprend des représentants des 15
pays membres du Conseil de sécurité, a été accueillie à Kinshasa
par le ministre congolais des Affaires étrangères et de la
Coopération internationale, Raymond Ramazani Baya.
"L'étape de Kinshasa est la plus importante compte tenu des
élections" qui doivent avoir lieu dans cet immense pays en juin
2005, a déclaré l'ambassadeur français à sa descente d'avion.
"Nous sommes en visite annuelle en République démocratique du
Congo. C'est l'étape la plus importante de notre tournée que nous
avons commencée ce matin à Kigali", a-t-il poursuivi.
A Kinshasa, la délégation du Conseil de sécurité doit rencontrer
le président Joseph Kabila et les quatre vice-présidents du
gouvernement de transition de la RDC. Elle s'entretiendra
également avec les responsables du Parlement.
"Nous allons discuter avec eux de l'évolution de la transition",
a encore affirmé le diplomate français, soutenant que le Conseil,
"la formation et l'intégration de l'armée ainsi que le vote des
lois" restaient les priorités.
Il a encouragé par ailleurs les dirigeants des pays des Grands
lacs à "travailler la main dans la main" pour restaurer la paix,
la stabilité et promouvoir le développement dans cette région en
proie depuis dix ans à des violences.
"Le conseil de sécurité attache une très grande importance à la
question de la stabilité en Afrique centrale", avait déclaré plus
tôt Jean-Marc de la Sablière à Kigali, où la délégation s'est
entretenue avec les autorités rwandaises.
La délégation se rendra mardi à Bukavu, chef-lieu de la province
du Sud-Kivu (est de la RDC), avant de s'envoler pour Bujumbura,
puis Kampala |
Début
triomphal de la tournée historique de Kabila dans l'est de la RDCongo
Samedi 16 octobre 2004, 19h49
KISANGANI (RDCongo) (AFP) - Le président
de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a entamé
samedi à Kisangani une tournée historique et risquée dans l'est du
pays, région toujours instable plus d'un an après la fin de la guerre
mais qui lui a réservé un accueil triomphal.
Dans son discours, devant des milliers de
personnes enthousiastes, le chef de l'Etat a prévenu qu'il "n'accepterait
plus aucune agression" de la RDC, qui a été occupée par une
demi-douzaine de pays pendant la guerre de 1998 à 2003.
"Même si nous disons qu'il y a la paix
aujourd'hui, il y a encore des pays qui pensent qu'ils peuvent
revenir au Congo", a déclaré M. Kabila, sans citer de noms.
Il a lancé cette mise en garde à
Kisangani, troisième ville du pays, où se sont affrontées les armées
rwandaise et ougandaise pendant la guerre.
La RDC, plus grand pays d'Afrique
centrale et dotée d'énormes richesses minières, sort de cinq années
(1998-2003) de guerre qui ont fait 3 millions de morts, directement
ou non, et d'une quarantaine d'années de gestion catastrophique.
Le processus de paix, en cours depuis
2003, reste très fragile, essentiellement dans l'est, région
frontalière du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda, et toujours en
proie à des violences.
M. Kabila est arrivé samedi matin à
Kisangani, première étape d'une tournée dans l'est qu'il avait
annoncée la semaine dernière.
Cette visite est hautement symbolique
pour au moins deux raisons: c'est la première fois que le président
se rend dans l'est depuis son accession au pouvoir en janvier 2001 et
cette région reste la plus volatile de la RDC.
Pour cette tournée à très hauts risques,
des centaines de militaires de la garde présidentielle, fortement
armés, étaient déployés samedi dans la ville, où plusieurs dizaines
de milliers de personnes ont salué le président, selon la Mission de
l'Onu en RDC (Monuc).
La visite du président est "un signe
remarquable que la paix est là", s'est réjoui un habitant de
Kisangani, Biamasu Mamufuakage, un enseignant de 46 ans.
Avec cette tournée, M. Kabila compte "rétablir
son autorité" sur l'ensemble du territoire, à huit mois de la tenue
théorique d'élections générales, selon une source diplomatique qui a
requis l'anonymat.
"Aujourd'hui, je suis venu avec un
message de paix et de réunification", a lancé M. Kabila. "Le
processus de pacification est en cours et il va continuer jusqu'à ce
que tout le pays soit sûr et pacifié", a-t-il ajouté.
Il a en outre répété que "les élections
auront bien lieu", sans avancer de date. Ces scrutins devraient être
les premières élections libres et démocratiques dans le pays depuis
quarante ans, mais rien n'est prêt à ce jour pour cette échéance.
Il a par ailleurs reconnu que "la
situation sociale et économique" du pays et de Kisangani en
particulier n'était "pas bonne".
"Les salaires des fonctionnaires ne sont
pas payés", a-t-il admis, sous des applaudissements nourris. Il a
aussi cité les problèmes d'électricité, d'approvisionnement en eau et
de communications, Kisangani étant complètement enclavée.
"Ma venue est un début pour trouver des
solutions à ces problèmes", a-t-il assuré, devant une dizaine
d'ambassadeurs dont les pays participent au financement de projets de
développement à Kisangani.
M. Kabila doit rester "quelques jours à
Kisangani", selon son porte-parole Kudura Kasongo, qui a refusé de
préciser la suite du programme du chef de l'Etat, dont les détails
sont gardés secrets jusqu'au dernier moment pour des raisons de
sécurité.
Il n'était pas clair samedi si le
président se rendrait dans la foulée, comme prévu initialement, à
Kindu, capitale de la province du Maniema. "On va voir ce que va
donner Kisangani", a déclaré, prudent, Kudura Kasongo. |
| L'ONU renforce de
5.900 hommes sa force de maintien de la paix en RDC
Vendredi 1 octobre 2004,
22h55
NATIONS UNIES (AP) - Le Conseil de sécurité
des Nations unies a approuvé vendredi à l'unanimité de ses membres
une résolution prévoyant un renfort de 5.900 hommes pour la force de
maintien de la paix en République démocratique du Congo.
Le texte élargit en outre le champ du mandat
de cette force, dont les membres peuvent désormais se déployer dans
les zones à risques afin de prévenir toute flambée de violence,
protéger les populations civiles sous la menace de violences
physiques et saisir les armes illégales.
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a
cependant regretté que le Conseil n'ait pas accepté le principe d'un
doublement des effectifs de la force. Le mois dernier, il avait
demandé que le total des troupes onusiennes en RDC atteigne 23.900
hommes, contre 10.800 actuellement, pour soutenir le fragile
processus de paix et permettre l'organisation d'élections libres en
2005.
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| Dimanche 26 septembre
2004, 5h30
RDC: 20.000
personnes migrent vers le Nord par crainte de violences
NGUNGU, République démocratique du Congo
(AP) - Devant la crainte d'une recrudescence des violences dans la
région, 20.000 personnes ont fui leurs villages dans l'Est du Congo
Kinshasa (République démocratique du Congo, RDC) et campent sur une
étendue de collines boueuses située à deux jours de marche plus au
Nord, selon des agences non gouvernementales.
La panique a apparemment été déclenchée par
des mouvements de troupes gouvernementales dans la région, toujours
volatiles depuis la fin de la guerre civile en 2002, après cinq
années de conflit qui ont embrasé six pays de la région.
Le gouvernement de la RDC a récemment
déployé des forces supplémentaires dans les provinces de l'Est du
pays dans le cadre d'une opération que les autorités présentent comme
entrant dans le cadre de la lutte contre des groupes rebelles
soutenus par le Rwanda.
A Ngungu, à 60 kilomètres au Nord-Ouest de
la ville de Goma, environ 20.000 personnes venant du district de
Kalehe ont ainsi établi leur nouveau domicile au cours des deux
dernières semaines et cherchent à se mettre à l'abri, a expliqué
Gemma Swart, chargée des relations presse pour Oxfam.
Il n'y pas eu de rapports d'attaques dans
Kalehe, selon Swart, mais les déplacés ont eu peur d'être attaqués
par les militaires ou par des groupes armés.
Près de 11.000 soldats de la paix de l'ONU
sont déployés dans l'ensemble du pays afin de sécuriser la situation,
mais leur action n'a pas permis d'arrêter complètement les combats. |
| Massacre de Gatumba:
un rapport de l'ONU met en cause les FNL du Burundi et des groupes
armés étrangers
samedi 4 septembre 2004, 5h26
NEW YORK (AP) - Un rapport préliminaire de
l'ONU sur le massacre commis dans un camp de réfugiés congolais
d'origine tutsie, à Gatumba, à la mi-aouût, met en cause un groupe de
rebelles Hutus burundais, mais aussi des groupes armés du Rwanda et
du Congo.
L'attaque du camp de réfugiés, situé dans
l'ouest du Burundi, à quelques kilomètres seulement de la frontière
congolaise, avait fait 163 morts parmi les réfugiés.
Vendredi, le sous-secrétaire général aux
opérations de maintien de la paix Hedi Annabi a présenté aux membres
du Conseil de sécurité réunis à huis clos un rapport préliminaire
établi par les missions de l'ONU au Burundi et au Congo, ainsi que
par le Haut-commissariat pour les droits de l'homme.
Après cette réunion, le président du Conseil
de sécurité, l'Espagnol Juan-Antonio Yanez-Barnuevo, a expliqué que
l'enquête continue, mais qu'il "semble que plusieurs groupes
impliquant des ressortissants de plusieurs pays de la région aient
pris part" au massacre.
Les forces nationales de libération du
Burundi, un groupe rebelle d'ethnie hutu, avait revendiqué le
massacre. mais le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a
récemment affirmé, sur la base d'autres rapports, que les FNL opèrent
avec l'appui des milices maï-maï -des groupes tribaux congolais-
ainsi qu'avec des Hutus rwandais souvent membres des anciennes forces
armées rwandaises ou encore des milices interahamwe, principales
responsables du génocide de 1994, et qui se sont ensuite enfuies au
Congo-Kinshasa.
"Toutes les indications vont dans ce sens",
a confirmé l'ambassadeur espagnol.
Selon des diplomates, le rapport montre que
l'attaque a été menée par environ 90 d'agresseurs - et non 600, comme
l'avait affirmé le gouvernement burundais- dont une trentaine de
membres des FNL. Des survivants ont en outre affirmé que les
attaquants parlaient différentes langues, indication supplémentaire
d'une participation extérieure.
L'ambassadeur du Burundi auprès de l'ONU
s'est dit convaincu que "les auteurs des massacres constituent une
coalition de forces négatives... qui ont travaillé en étroite
colaboration avec les FNL. Il a cité les mêmes groupes et affirmé que
les attaquants étaient venus du Congo et y étaient retournés.
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17 Aout 2004 10:13
Funérailles
hier lundi des 164 congolais, victimes du massacre de Gatumba
à
Bujumbura
Cent soixante-quatre réfugiés congolais
massacrés dans le camp de Gatumba au Burundi ont été inhumés hier lundi,
à proximité du lieu du drame. C’était en présence des officiels congolais,
burundais, rwandais ainsi que d’une foule nombreuse. La cérémonie funèbre
était pleine d’émotion.
Une foule immense est venue assister à la cérémonie d’inhumation sous un
soleil ardent. Les obsèques de 164 victimes se sont passées dans le calme
et la tristesse, a indiqué notre reporter. On n’entendait que des
sanglots discrets. Une chorale a entonné des chants pour apaiser cette
douleur. Dans les caveaux, sur les bâches, reposent des cercueils en
bois.
Une esplanade a été faite pour recevoir les délégations de trois pays, à
savoir le Rwanda, le Burundi et la République Démocratique du Congo. Des
membres des Nations Unies et des ONG ont assisté à cette cérémonie. La
représentante du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Burundi
était de la partie. Tout en bas de l’esplanade, des jeunes rescapés
banyamulenge fasaient circuler des papiers. Sur ceux-ci, on pouvait lire
: « Pourquoi le génocide des Tutsi ? Qu’avons-nous fait ? »
Des calicots sont brandits par d’autres jeunes qui prennent à témoin la
communauté internationale. Sur un autre calicot plus grand, on peut lire
: «Qui peut arrêter la coalition génocidaire rwando-congolo-burundaise
dans les Grands Lacs ? »
Les cercueils ont été couverts de bâches et de terre. D’autres chants ont
suivi ce moment douloureux jusqu’à ce que la terre couvre tous les
caveaux. Ces derniers sont situés près de Kasumba, à plus ou moins deux
kilomètres de la frontière avec la RDC.
| mardi 10 aout 2004, 10h34
Ituri: tous les
acteurs, Etats et milices ont commmis des crimes de guerre, selon un
rapport de l'ONU
NATIONS UNIES (AP) - Tous les groupes armés
qui sévissent dans la province de l'Ituri, mais aussi le Rwanda,
l'Ouganda et l'ancien gouvernement congolais, ont commis des
atrocités dans cette région du nord-est du Congo-Kinshasa, affirment
les experts de droits de l'homme de l'ONU dans un rapport remis lundi
au Conseil de sécurité.
Au moins 8.000 civils ont été tués
délibérément en 2002 et 2003 en Ituri, et plus de 600.000 ont été
contraints de fuir leurs villages, selon le rapport de 65 pages dus à
des spécialistes des droits de l'homme et de l'enfant de la Mission
des Nations unies au Congo, qui ont conduit plus de 1.600 entretiens,
y compris avec des victimes et des témoins.
L'Ituri, qui est limitrophe de l'Ouganda,
compte entre 3,5 et 5,5 millions d'habitants de 18 groupes ethniques
différents. Cette région du Congo est déchirée depuis 1999 par un
conflit qui est lui-même une partie du conflit beaucoup plus vaste
qui, entre 1998 et 2003, a fait plus de trois millions de morts et
impliqué six Etats de la région.
L'essentiel des conflits en Ituri est du aux
milices de deux ethnies rivales, les Lendu et les Hema, mais le
rapport de l'ONU recense au moins sept groupes armés et trois groupes
politiques régionaux.
Il constate surtout que "tous les groupes
armés ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité
et des violations massives des droits de l'homme en Ituri".
Le rapport mentionne des "attaques de
villages accompagnées du massacre de plusieurs milliers de civils, de
pillages à grande échelle, de destructions de maison et des
structures sociales, d'enlèvements de civils, y compris de femmes à
des fins d'esclavage sexuel, de viols et de torture".
Les experts font état d'attaques répétées
des Lendu et Hema contre les villages de l'autre ethnie, et ajoutent
que "les combattants lendu ont commis des actes inhumains tels que
des mutilations et du cannibalisme, souvent sous l'empire de drogue
préparées par leurs guérisseurs traditionnels".
Mais les milices ne sont pas seules en
cause. "L'ancien gouvernement de Kinshasa et les gouvernements du
Rwanda et de l'Ouganda ont tous contribué à ces abus massifs en
armant, conseillant et entraînant les groupes armés locaux à un
moment ou un autre", ajoute le rapport.
L'an dernier, l'Union européenne a envoyé
une force militaire d'urgence en Ituri, qui a ensuite été relevée par
une force de maintien de la paix des Nations unies. Le rapport
reconnaît que ces deux forces ont "contribué à réduire l'intensité du
conflit et la capacité des groupes locaux". Mais il ajoute que la
communauté internationale doit assister le nouveau gouvernement
congolais transitoire afin qu'il puisse mettre fin aux violences et
aux abus, renouer des liens entre les différents groupes ethniques,
mettre fin aux atteintes aux droits de l'homme et "réduire l'impunité
totale" dont jouissent les coupables.
La cour pénale internationale créée en 2001,
a ouvert sa première enquête sur les atrocités commises au Congo et a
déclaré que l'Ituri est l'un de ses principaux centres d'intérêt. |
| L'Onu tire la sonnette d'alarme
dans l'est du Congo démocratique
lundi 14 juin 2004, 8h48
Par Evelyn Leopold
NATIONS UNIES (Reuters) - L'est du Congo démocratique devient
rapidement le théâtre de l'un des pires désastres humanitaires de la
planète, avec quelque 3,3 millions de personnes hors d'atteinte des
organisations humanitaires, a déclaré lundi Jan Egeland, coordinateur
de l'aide d'urgence aux Nations unies.
En préparation d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux
populations civiles en zones de guerre, Jan Egeland a précisé que dix
millions de personnes vivaient à travers le monde dans des régions en
conflit.
"En termes d'accès, (la situation en RDC) est même pire que le
Darfour, dans l'ouest du Soudan, où des organisations humanitaires
ont été récemment autorisées à se rendre", a-t-il dit dans un
entretien.
Les récents combats entre troupes gouvernementales congolaises et
forces insurgées pour le contrôle de la ville de Bukavu, à 1.500
kilomètres à l'est de Kinshasa, ont aggravé la situation des
populations réfugiées dans cette partie de l'Afrique des Grands Lacs.
Quelque 130 expatriés travaillant dans le secteur humanitaire dans
les régions du Nord- et du Sud-Kivu se sont regroupés dans la ville
de Goma, abandonnant à leur sort plusieurs centaines de milliers de
personnes.
Et les casques bleus de la Mission d'observation des Nations unies
au Congo (Monuc) déployés dans l'est du Congo sont trop peu nombreux
pour assurer leur sécurité, poursuit-il.
"Nous témoignerons de la façon dont nous avons été forcés de
laisser derrière nous plus de trois millions de personnes privées
d'aide humanitaire et des milliers d'enfants privés
d'approvisionnement", a souligné Jan Egeland, dénonçant "une macabre
technique de création de la terreur visant à s'édifier une base de
pouvoir".
TENSIONS AUX FRONTIÈRES
Fuyant les affrontements, les meurtres de civils et les viols,
plusieurs centaines d'habitants de la ville de Bukavu se sont
réfugiés au Burundi. Cinq mille autres se trouvent dans un camp de
transit au Rwanda, dont les frontières ont depuis lors été fermées.
"La population civile est de nouveau la cible d'abus massifs",
accuse Jan Egeland. "Il y a eu une dégradation marquée depuis la
chute de Bukavu et elle se répand. Le monde n'a pas compris l'ampleur
de la crise ni ce qui est en jeu."
Jan Egeland a refusé de désigner les responsables des atrocités
commises dans l'est du Congo démocratique, où des affrontements ont
opposé les troupes loyales au gouvernement de transition du président
Joseph Kabila à des factions militaires irrégulières.
Il a souligné cependant que les armes circulaient en masse dans
cette région. "Une poignée d'hommes armés de fusils automatiques
peuvent déplacer en un rien de temps des foules de populations
civiles sans défense", indique-t-il, qualifiant les Kalachnikov,
parmi les armes automatiques les plus répandues, d'"arme atomique de
notre temps".
Selon d'autres responsables de l'Onu, d'anciens activistes hutus
qui ont fui le Rwanda après le génocide antitutsi de 1994 ont pris
part aux violences, de même que des groupes rebelles liés au Rwanda.
Les tensions sont également de plus en plus vives aux frontières
du Congo, du Rwanda et du Burundi |
| RDCongo: un général dissident
menace de déclarer la guerre à Kinshasa
dimanche 13 juin 2004, 14h51
KIGALI (AFP) - Le général congolais Laurent Nkunda, l’un des chefs
des soldats dissidents qui ont occupé pendant une semaine Bukavu (est
de la RDCongo), a menacé dimanche de déclarer la guerre au
gouvernement de Kinshasa dès lundi si une commission d’enquête sur
des crimes présumés à l’encontre de sa communauté n’est pas créée.
"Si on ne crée pas de commission d’enquête, on va revenir à Bukavu
et on sera en guerre contre le gouvernement", a-t-il déclaré,
interrogé par téléphone depuis Kigali (Rwanda).
"Nous attendons jusqu’à demain (lundi). J’attends qu’(Azarias)
Ruberwa (un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition
de la RDC, ndlr) me donne son dernier mot, sinon je recommence la
mobilisation et on va en découdre avec Kinshasa", a ajouté le général
Nkunda.
Le général Nkunda est un ancien officier de l’armée rwandaise,
tutsi congolais natif de République démocratique du Congo, qui a
affirmé se trouver à Minova, à une cinquantaine de km au sud de Goma,
capitale de la province du Nord-Kivu frontalière du Rwanda.
Le général Nkunda, avec un autre officier dissident, le colonel
Jules Mutebusi, avait pris le 2 juin le contrôle de Bukavu, chef-lieu
du Sud-Kivu, en chassant l’armée gouvernementale.
Cette dernière a repris la ville le 9 juin, sans combat et sous
les acclamations des habitants, après le retrait des hommes du
général Nkunda et la fuite des soldats du colonel Mutebusi.
A l’origine, le général dissident avait affirmé que son
intervention n’était motivée que par la protection des Banyamulenge
de Bukavu qui sont, comme lui, des Tutsis congolais et qui auraient
été, selon lui, victimes d’exactions systématiques.
"Malheureusement on continue à brûler les maisons des Banyamulenge
à Bukavu", a dénoncé dimanche le général Nkunda.
Cette fois, son discours était toutefois plus politique par
rapport à la semaine dernière, quand il assurait être loyal au
gouvernement de Kinshasa et ne pas vouloir étendre son intervention à
d’autres localités.
"Puisqu’on nous considère unilatéralement comme des dissidents, on
va maintenant chercher une solution durable", a-t-il expliqué.
"Je pense que prochainement nous allons libérer l’est du Congo",
a-t-il poursuivi, assurant néanmoins ne pas vouloir la partition de
la RDC, mais prôner "le fédéralisme".
Interrogé sur ses relations avec le Rwanda, accusé par Kinshasa,
jusqu’à présent sans preuves concrètes, d’avoir envoyé des hommes et
des armes aux soldats dissidents, le général Nkunda a répondu: "Je ne
sais pas si Kigali sera notre allié".
Malgré le retour à une certaine normalité à Bukavu depuis cinq
jours, les hommes du colonel Mutebusi, qui s’étaient repliés vers le
Sud, affrontaient samedi l’armée régulière congolaise près de
Kamanyola, à une quarantaine de kilomètres au sud du chef-lieu du
Sud-Kivu.
"Je suis toujours prêt à soutenir le colonel Mutebusi, nous sommes
toujours en collaboration", a affirmé le général Nkunda |
| Echec d'un putsch à Kinshasa
vendredi 11 juin 2004,
19h17
KINSHASA, Congo (AP) - Kinshasa s'est réveillée vendredi au son
des fusils et des obus, échos d'une tentative manquée de coup d'Etat
contre le gouvernement de transition congolais déjà très éprouvé ces
derniers temps. Le président Joseph Kabila a exhorté la population à
conserver son sang-froid.
"Restez calmes, préparez-vous à résister car je n'autoriserai
personne à tenter un coup d'Etat ou de faire dérailler notre
processus de paix", a-t-il lancé à la télévision publique. "En ce qui
me concerne, je vais bien", a ajouté le chef de l'Etat, en uniforme
militaire kaki.
Il a affirmé que les forces de sécurité avaient arrêté 12 des
putschistes, apparemment menés par le major Eric Lenge de la garde
présidentielle. Les forces gouvernementales appuyées par un
hélicoptère le poursuivaient vendredi dans sa fuite vers le Bas-Congo
avec 21 hommes. Il ne s'agirait que d'un "mouvement isolé" auquel ont
participé des officiers de la garde de Kabila. Les mutins demandaient
le paiement d'arriérés de salaire sur plusieurs mois, d'après des
sources diplomatiques occidentales.
Le coup d'Etat a commencé après minuit lorsque le major Lenge a
annoncé à la radio publique que ses forces avaient "neutralisé" le
gouvernement de transition. L'électricité a été coupée dans Kinshasa.
Les dissidents se sont ensuite retranchés dans une base militaire de
la capitale, selon plusieurs ministres.
La majorité des cinq millions de Kinnois ont été réveillés par des
tirs nourris dans le centre-ville. Habitants et diplomates
signalaient des rafales d'armes automatiques et tirs d'obus de char
sur la base militaire ainsi que des fusillades autour de la résidence
privée de Kabila.
Le gouvernement congolais affirme que Lenge et ses hommes ont
réussi à sortir pour se diriger vers l'aéroport international de
Kinshasa puis au sud.
Selon des responsables diplomatiques occidentaux, Lenge a appelé
les ambassades américaine et britannique ainsi que la mission des
Nations unies dans la nuit pour tenter de se rendre après l'échec de
son appel au renversement du gouvernement par les forces de sécurité.
Le porte-parole de l'ONU Hamadoun Touré a démenti.
Joseph Kabila, qui a succédé à son père Laurent-Désiré Kabila
assassiné en 2001 par l'un de ses gardes du corps, a assuré qu'il
contrôlait la situation mais l'ex-Zaïre reste fragile.
En mars, une première tentative de coup d'Etat ou une mutinerie
des forces de sécurité avait échoué, tandis que mercredi la ville de
Bukavu, dans l'Est, est repassée sous contrôle gouvernemental après
sept jours aux mains d'ex-rebelles ayant abandonné l'armée régulière.
La chute de la ville avait entraîné des émeutes à Kinshasa,
soumettant à rude épreuve le gouvernement de transition formé en 2003
à l'issue de la guerre civile de 1998-2002. Le nouvel exécutif fait
cohabiter des loyalistes, ex-rebelles et opposants. |
02 Juin 2004 17:38
Manifestation d’étudiants au
quartier général de la Monuc
Une centaine d’étudiants de différents
établissements d’enseignement supérieur et universitaire de la ville de
Kinshasa originaires du Sud-Kivu ont manifesté cet après-midi devant le
quartier généralde la Monuc.
Ils manifestaient leur indignation face au contrôle de la ville de Bukavu
par des insurgés. Les étudiants ont déploré aussi le silence de la Monuc
face aux événements de Bukavu et ont exigé l’application immédiate du
chapitre 7 de la charte des Nations Unies autorisant l’usage de la force
pour quiconque ne respecterait pas les accords signés lors du dialogue
intercongolais.
02 Juin 2004 16:21
La Monuc condamne la violation
du cessez-le-feu à Bukavu
Dans un communiqué publié ce mercredi, la Monuc
condamne avec la dernière énergie la violation du cessez-le-feu par les
éléments de Mutebusi ainsi que les pillages qui ont suivi.
Elle lance un appel pressant pour la cessation des hostilités, la
protection des populations civiles et le retour au calme pour permettre
le rétablissement de la légalité dans la province du Sud Kivu.
La Monuc dénonce toute tentative de prise de la ville de Bukavu par force
et réaffirme solonnellement que les institutions de la transition ont été
mises en place pour permettre la résolution des différends qu'ils soient
politiques ou militaires.
Elle réaffirme son soutien au gouvernement de transition dans ses efforts
de résolution de cette crise et condamne tous ceux qui tenteraient de
l'affaiblir et de s'opposer à la restauration de son autorité sur
l'ensemble du territoire.
A Bukavu sur le terrain, on signale que des militaires accompagnés de la
population civile se livrent à des pillages. Des ONG comme IRC, le HCR et
la paroisse de Kabare sont victimes de cette situation. Les troupes du
général Mbuza Mabe se seraient retirés dans les montagnes qui surplombent
la ville de Bukavu.
A Kisangani, dans la Province Orientale, ce sont des étudiants qui
manifestent pour exprimer leur colère face aux événements de Bukavu. Un
militaire de la Monuc a été pris à partie par certains étudiants. Son
véhicule a été incendié, mais lui-même est sain et sauf.
| jeudi 3 juin 2004, 12h50
RDCongo: le Rwanda dément être
impliqué dans la prise de Bukavu
KIGALI (AFP) - Le gouvernement rwandais a affirmé jeudi n'être "impliqué
ni de près ni de loin" dans la prise de Bukavu, dans l'est de la
République démocratique du Congo (RDC), par des soldats congolais
dissidents, contrairement aux affirmations des autorités congolaises.
"Nous avons été choqués par la déclaration du président Joseph
Kabila (mettant en cause le Rwanda dans la prise de Bukavu), qui est
une déclaration sans fondement", a déclaré le ministre rwandais des
Affaires étrangères, Charles Murigande.
Le Rwanda "n'a pas été impliqué, ni de près ni de loin" dans la
prise de Bukavu, a-t-il poursuivi. Dans une déclaration à la
télévision officielle, le président Kabila a accusé mercredi soir le
Rwanda "d'agression" contre son pays après la prise de Bukavu
mercredi par des soldats dissidents congolais.
Le président de RDCongo Joseph Kabila a accusé mercredi soir le
Rwanda "d'agression" contre son pays, dans une déclaration à la
télévision officielle, après la prise de Bukavu. "Il s'agit
clairement d'une agression de notre pays par les troupes rwandaises",
a affirmé avec force le général-major Joseph Kabila, qui a décrété "une
mobilisation générale" de tous les moyens humains, financiers et
matériels pour "défendre la Nation".
Le chef de l'Etat congolais a assuré que les Forces armées de RDC
(FARDC) devaient "reprendre le contrôle de la ville de Bukavu" tombée
aux mains de troupes dissidentes mercredi matin. Des soldats
dissidents de l'armée de la République démocratique du Congo (RDC)
ont pris mercredi la ville de Bukavu, dans l'est du pays, après une
semaine d'affrontements dans cette région qui ont fait une
soixantaine de morts. La chute de Bukavu constitue la plus grave
atteinte au processus de paix engagé en 2003 en RDC, après une guerre
de cinq ans qui a fait plus de 2,5 millions de morts. Mais les
dissidents ont affirmé "reconnaître" le gouvernement de Kinshasa et
ne pas vouloir entrer en rébellion.
La ville est tombée malgré la présence de plusieurs centaines de
casques bleus de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), soulignant les
limites de l'engagement de la Mission, forte de 10.800 hommes, dans
ce vaste pays grand comme presque cinq fois la France. "Les troupes
dissidentes de Laurent Nkunda et de Jules Mutebusi (les deux chefs
des soldats dissidents) contrôlent la ville" de Bukavu, qui est
tombée sans grande résistance, a déclaré une source de la Monuc qui a
requis l'anonymat.
Cette ville et ses environs étaient le théâtre d'affrontements
depuis une semaine entre l'armée régulière et deux groupes de soldats
dissidents, dirigés par le général Nkunda et le colonel
Mutebesi.Frontalière du Rwanda, la riche région agricole du Kivu, où
se trouve la ville de Bukavu, a été le point de départ des rébellions
contre les autorités de Kinshasa en 1996 et 1998, toutes deux
soutenues activement par Kigali.
Les deux chefs rebelles Nkunda et Mutebesi, issus de la communauté
banyamulenge (Tutsis congolais), sont d'anciens hauts gradés de
l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD),
qui était soutenue par le Rwanda. Ils affirment intervenir pour
protéger la communauté banyamulenge, qui serait victime d'exactions
dans la zone de Bukavu.
De leur côté, les militaires de l'armée régulière, dirigés dans la
région par le général Félix Budja Mabe, se sont repliés mercredi sur
les hauteurs qui surplombent Bukavu. Après l'annonce de la chute de
Bukavu, plusieurs dizaines de manifestants ont protesté à Kinshasa
contre contre "la complicité" de l'Onu. Les manifestants ont incendié
deux véhicules de la Monuc à proximité du siège de la mission.
Déployée depuis 1999 en RDC, la Monuc a un rôle de maintien de la
paix dans cet immense pays.
Son nouveau mandat, qui date de juillet 2003, lui permet de
recourir à la force en cas de légitime défense et pour protéger les
civils et les personnels humanitaires |
| jeudi 3 juin 2004, 12h27
Coups de feu près du quartier
général des Nations unies à Kinshasa
KINSHASA (AP) - Des coups de feu ont été entendus jeudi à
l'extérieur du quartier général des Nations unies dans la capitale
congolaise, Kinshasa, alors que les forces de sécurité tentaient de
maîtriser une foule en colère mécontente de la chute de Bukavu.
Des dizaines de milliers de personnes dont certaines étaient armés
de gourdins et de bâtons ont convergé vers le centre de Kinshasa où
elles brulé des pneus avant de se diriger vers le siège de l'ONU.
Les employés de l'ONU retranchés dans le complexe ont entendu des
coups de feu répétés, a dit l'un de ces employés s'exprimant sous
couvert de l'anonymat.
On ignore encore si ces coups de feu étaient tirés pour disperser
la foule. Les forces congolaises tentent de maintenir la foule à
plusieurs centaines de mètres des barrières du complexe abritant les
locaux des Nations unies.
Les manifestants accusent les 10.800 casques bleus de l'ONU
présents au Congo de n'avoir pas pu empêcher la prise de Bukavu, dans
l'est du pays, par les forces rebelles.
A Bukavu, une ville stratégique tombée mercredi et située à
1.500km au nord-est de Kinshasa, le général rebelle Laurent Nkunda
s'est engagé à retirer ses troupes pour permettre aux soldats de la
paix d'en reprendre le contrôle. |
| jeudi 3 juin 2004, 3h34
Congo: d'anciens chefs rebelles
prennent le contrôle de Bukavu
BUKAVU, Congo-Kinshasa (AP) - Des chefs rebelles ont annoncé
mercredi avoir pris la ville de Bukavu dans l'est du Congo-Kinshasa
et chassé les forces gouvernementales, déclenchant une crise qui
pourraient menacer le gouvernement transitoire et le processus de
paix dans le paix.
Le président de la République démocratique du Congo (RDC,
Congo-Kinshasa) Joseph Kabila a accusé le Rwanda d'être impliqué dans
l'opération. Lors d'une allocation télévisée, il a affirmé qu'il
allait déclencher l'état d'urgence dans le pays.
Le Rwanda a nié toute implication.
La perte de Bukavu, une ville commerciale située à la frontière
avec le Rwanda, serait le coup le plus dur porté jusqu'ici au
gouvernement transitoire installé par les Nations unies après le fin
de la guerre qui a fait 3,5 millions de morts entre 1998 et 2002.
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a condamné la prise de
Bukavu et a appelé les différentes parties à a se plier au
cessez-le-feu signé précédemment.
Le colonel Jules Mutebutsi, le chef d'une ancienne faction rebelle,
a déclaré à l'Associated Press que de nombreux éléments des forces
gouvernementales ont fait défection pour rejoindre son groupe après
plusieurs heures de combat dans le centre de Bukavu.
"Nous contrôlons la totalité de Bukavu et le général (loyaliste)
Mbuza Mabe a fui la ville", a dit le colonel Mutebutsi par téléphone.
"Nombre de ses soldats nous ont rejoints, d'autres ont jeté leur
uniforme et restent chez eux et quelques-uns sont partis avec Mabe".
Les combats ont fait une dizaine de blessés, selon coordinateur
humanitaire de l'ONU à Bukavu, Lucia Alberghini. Dans le chaos, des
civils ont pillé deux péniches transportant 300 tonnes d'assistance
humanitaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).
Les affrontements entre les troupes du colonel Jules Mutebutsi et
les soldats du gouvernement à Bukavu ont débuté il y a une semaine et
se sont poursuivis pendant trois jours, faisant au moins 39 morts,
selon Lucia Alberghini.
Selon des responsables onusiens, Mutebutsi dispose de plusieurs
centaines d'hommes, et un autre ancien chef rebelle impliqué dans
l'opération de mercredi, le général Laurent Nkunda commanderait entre
2.000 et 4.000 hommes. |
| samedi 8 mai 2004, 13h17
L'insécurité
persiste à la frontière entre le Rwanda et la RDCongo
KINGI (AFP) - L'insécurité persiste sur la
frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC),
où la population civile est victime d'attaques à répétition
perpétrées par des rebelles rwandais qui ont par ailleurs tués trois
militaires congolais dans la nuit de jeudi à vendredi.
Les militaires congolais ont été tués à
Kingi, un village à 42 km au nord-est de Goma (capitale de la
province du nord-Kivu), dans les contreforts des volcans Virungas.
Ces rebelles font partie des Forces
démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), un mouvement qui
compte dans ses rangs des membres de l'ancienne armée rwandaise et
des miliciens impliqués dans le génocide rwandais de 1994.
"C'était jeudi soir vers 22h00 (20h00 GMT).
J'étais dans mon lit. Ils sont venus en disant: +Donne-nous de
l'argent. S'il n'y a pas d'argent, tu vas mourir+. Ils ont tout pris,
l'argent, des haricots et une radio," affirme Musafiri Byuma, un
pasteur de Kingi.
Selon le pasteur, la dernière attaque sur le
village date de novembre dernier et l'attaque de jeudi était la
septième depuis 2000.
"Il n'y a pas de sécurité ici," affirme pour
sa part un notable du village Kihengu Kyabi, regardant les collines
escarpées plantées de bananiers et d'eucalyptus.
Les camions qui partent vers Goma surchargés
de charbon de bois et de passagers perchés dessus, se font
accompagner par deux militaires. A défaut de gardes armés ils roulent
en convoi.
Les rebelles des FDLR ont longtemps été des
alliés officiels du régime de Kinshasa. Lors de la dernière guerre en
RDC (1998-2003), ils ont combattu du côté de l'armée gouvernementale
contre les troupes du Rwanda et de l'Ouganda.
Maintenant, privés de tout soutien officiel
de Kinshasa, les rebelles FDLR qui n'osent pas rentrer au Rwanda,
n'ont d'autre choix que d'essayer de survivre le plus longtemps
possible dans les forêts de l'est.
Les militaires et la population civile
s'accordent à dire que plus de 350 hommes en tout, repartis en trois
groupes, ont attaqué jeudi, les uns pillant le commerce du village et
les autres emportant tout ce qu'ils ont pu trouver - de l'argent et
des médicaments - au dispensaire.
Des officiers de l'armée congolaise étaient
en patrouille à Kingi lors des pillages et sont tombés dans une
embuscade qui a fait trois morts dans leurs rangs.
"Pendant qu'on se battait, on s'injuriait.
Les FDLR nous accusaient de les empêcher de rentrer se battre chez
eux (au Rwanda)," a déclaré l'un d'entre eux, le major David Rugayi,
commandant de la 11ème brigade de l'armée de la RDC, lui-même blessé
lors de l'embuscade.
Dans la ville de Goma, qui fut, jusqu'à la
mise en place l'année dernière des institutions de transition, le
siège de la plus importante rébellion congolaise, le Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD), la vie bat pourtant son plein.
Des centaines de maisons en bois poussent
comme des champignons sur la coulée de lave qui a dévasté la ville il
y a deux ans.
Une poussière fine et noire enveloppe toute
la marchandise étalée pour la vente: des canapés, des pneus, des
paniers débordant d'avocats. Des femmes se déhanchent en entendant de
la musique d'un véhicule qui passe.
La population de la ville a doublé ces
dernières années, en grande partie à cause d'un exode rural provoqué
par l'insécurité.
> Quelques kilomètres plus loin, au poste
frontière rwandais, le sentiment d'insécurité est très présent. "Quand
les gens entendent ces histoires d'embuscade et de FDLR, même ici on
a peur," affirme un agent de l'immigration.
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| lundi 26 avril 2004,
21h26
Raid de
rebelles hutus rwandais contre un village congolais
BUJUMBURA (Reuters) - Des rebelles hutus
rwandais ont attaqué un village de l'est de la RDC où ils ont tué 19
personnes et pillé des habitations, a déclaré lundi un responsable
congolais, dans un contexte de tension renouvelé dans la région des
Grands Lacs.
Ce raid, a déclaré l'administrateur du
district d'Uvira Médard Majaribu Mufumbe, montre que les miliciens
Interahamwe opèrent en grand nombre dans les régions d'Uvira et du
Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo.
Les Interahamwe ont fui le Rwanda après leur
implication dans le génocide de 1994, et 10.000 d'entre eux vivent
encore dans les forêts de la RDC, d'où ils lancent de temps à autre
des raids au Rwanda voisin.
Le raid contre le village de Kihinga a été
mené par des Interahamwe fuyant, la semaine dernière, face à
l'avancée de l'armée de RDC, après être entrés en territoire
congolais à partir du nord-ouest du Burundi.
L'armée congolaise a annoncé avoir mené une
offensive contre les Interahamwe au cours de la semaine écoulée, près
de la frontière avec le Burundi.
"Ce massacre s'est produit dimanche vers
03h00 du matin", a indiqué Majaribu par téléphone.
Dans un communiqué adressé au corps
diplomatique, le ministre congolais des Affaires étrangères, Antoine
Ghonda, a par ailleurs réclamé une réunion d'urgence du Conseil de
sécurité pour réclamer le retrait immédiat des troupes rwandaises de
son territoire.
Samedi, la Monuc (Mission des Nations unies
au Congo) a déclaré que des troupes rwandaises pourchassant les
miliciens hutus avaient pénétré en territoire congolais. Le Rwanda a
démenti. Mais il a indiqué que ses soldats avaient brièvement
traversé le Burundi jeudi pour traquer des rebelles hutus qu'il a
accusés de préparer des incursions au Rwanda.
Selon l'Onu, des milliers de soldats
rwandais ont été massés près de la frontière congolaise depuis le
début du mois d'avril.
Les rebelles hutus rwandais ont diffusé
lundi leur premier communiqué concernant les violences. "Les attaques
de ces derniers jours prouvent que l'anéantissement des réfugiés
rwandais au Congo par le gouvernement rwandais est toujours à l'ordre
du jour", déclarent les Forces démocratiques de libération du Rwanda,
auxquelles appartiennent les Interahamwe, dans un communiqué reçu
lundi à Nairobi.
Elles préviennent qu'elles utiliseront "leur
droit à l'auto-défense pour défendre les réfugiés". |
| vendredi 30 avril 2004,
4h48
Plusieurs soldats et un vice-gouverneur
enlevés dans le nord-est du Congo-Kinshasa
GOMA, Congo-Kinshasa (AP) - Les Nations unies tentaient vendredi
de sauvegarder le plan de paix en République démocratique du Congo (RDC,
Congo-Kinshasa) après la capture dans le nord-est du pays d'un
gouverneur assistant, d'officiers et de soldats accusés par leurs
ravisseurs d'être des soldats rwandais, selon un haut responsable de
l'ONU.
Le commandant de l'armée dans la province a menacé d'attaquer le
quartier général à Beni (240km au nord de Goma) de l'ancienne faction
rebelle responsable de ces enlèvements si les captifs n'étaient pas
libérés immédiatement, selon ce responsable ayant requis l'anonymat.
Ces enlèvements interviennent cinq jours après que la MONUC
(Mission d'observation des Nations unies au Congo) eut affirmé que
des troupes rwandaises avaient franchi la frontière, brisant ainsi le
processus de paix qui a mis fin à cinq ans de guerre civile en RDC.
Au moins 12 officiers et soldats de l'ancien Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda) ont été
désarmé et arrêté jeudi par des soldats d'une faction rebelle plus
petite qui les accusent d'être rwandais, selon des officiers de
l'armée congolaise. Les captifs, membres de la nouvelle armée
nationale, étaient détenus à Beni, selon Eugène Serufull, gouverneur
de la province de Nord Kivu.
Le vice-gouverneur et un responsable de sécurité de la partie de
la province de Nord Kivu contrôlée par les rebelles ravisseurs
étaient détenus par des collègues, tout comme un colonel et deux
majors du rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de
libération (RCD-ML), une ancienne faction rebelle qui s'est alliée au
gouvernement congolais. AP |
Des "assaillants" non-identifiés
attaquent quatre bases militaires de Kinshasa
Redéploiement de 4.000 soldats de l'ONU dans
le nord-est du Congo-Kinshasa
jeudi 19 février 2004, 2h02
Des navires de l'ONU attaqués par des
combattants tribaux dans le nord-est du Congo-Kinshasa
jeudi 5 février 2004, 13h02
La société civile veut le respect du
calendrier - les Elections en 2005
La transition en RDC au coeur des
discussions Chirac-Kabila mardi 3 février 2004, 17h16
Message du Comité
Permanent des Evêques sur la gestion de la RDC
Grève de la Fonction publique :
Le gouvernement de la RDC
-Kinshasa propose 665 Francs Congolais soit 2,09 dollars us par mois au
fonctionnaire de la RDC
Des "assaillants" non-identifiés
attaquent quatre bases militaires de Kinshasa
L'ADSAD condamne ces actes
qui visent :
1. à perturber la bonne marche de la transition
2. à décourager les investisseurs
étrangers
3. à détériorer
les conditions de vie des congolais, qui sont déjà insupportables
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28/03/2004 |
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Des "assaillants" non-identifiés
attaquent quatre bases militaires de Kinshasa |
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AFP
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KINSHASA, 28 mars (AFP) - Un
militaire congolais a été tué et deux blessés à Kinshasa dans la nuit de
samedi à dimanche au cours de l'attaque de quatre casernes par des "assaillants"
dont les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) se
refusent pour l'instant à identifier.
Les "assaillants" ont attaqué dès 03H00 locales (02H00 GMT) ces bases
militaires de la capitale congolaise, donnant lieu à de nombreux tirs
d'armes lourdes et automatiques qui se sont poursuivis en début d'après-midi
dimanche.
Selon le ministre de l'Information, Vital Kamerhe, les affrontements ont
fait un mort et deux blessés au sein des forces loyalistes congolaises.
Une porte-parole des Nations unies à Kinshasa, Mme Patricia Tomé a
affirmé sur les ondes de radio Okapi (subventionnée par les Nations unies)
que le bilan "pourrait s'alourdir, selon nos informations, du côté des
assaillants".
Concernant ces assaillants, le gouvernement n'a pas donné d'autre
information que celles portant sur "quelques arrestations" et la saisie
d'armes de guerre.
Les officiels congolais interrogés par l'AFP se refusaient pour l'instant
à spéculer sur une éventuelle "tentative de coup d'Etat".
Le ministre a appelé les populations au calme.
Selon le ministre de l'Information, les assaillants s'en sont pris au
camp Kokolo et au camp Tshatshi ainsi, à la base navale (sur le fleuve
Congo) ainsi qu'à la base aérienne de Ndolo, tous quatre situés dans le
nord de Kinshasa).
Ces attaques auraient duré principalement de 03H00 locales (02H00 GMT)
jusqu'à 05H50 locales selon le ministre.
Selon une source interrogée par l'AFP, les assaillants se seraient
emparés d'armes stockées dans la base logistique située dans l'enceinte
du camp Kokolo.
Ils ont "ensuite commencé à tirer dans tous les sens" a ajouté cette
source.
La situation est "maintenant sous contrôle" a ajouté le ministre dont le
discours a été diffusé vers 09H30 locales (08H30 GMT).
Les coups de feu se poursuivaient cependant plus de trois heures après
ces déclarations, du côté de la gare et de la base navale, au nord-est de
Kinshasa.
Certaines rumeurs circulant à Kinshasa font état de ce que ces
assaillants auraient pu venir de Brazzaville, au Congo voisin. Des
habitants de cette ville ont d'ailleurs déclaré que des obus, tirés
depuis la République démocratique du Congo (RDC) dans la nuit, sont
tombés sur des quartiers de la périphérie sud de Brazzaville.
Les deux villes sont séparées par le fleuve Congo.
Des civils, armés, arborant un bandeau rouge autour du front, ont été vus
dans la matinée s'affrontant aux forces de police et à la garde
présidentielle.
Des patrouilles de police sillonnaient le centre ville pour tenter de
prévenir d'éventuels pillages, a également constaté l'AFP.
Le personnel des Nations unies de Kinshasa a officiellement été appelé à
rester à domicile.
Les Nations unies comptent environ 12.500 Personnes en RDC, dans le cadre
de la MONUC, dont 10.900 militaires.
Les différentes sources interrogées par l'AFP semblaient exclure un
conflit "entre composantes" du gouvernement de transition, le président
Kabila étant maintenant assisté de 4 vice-présidents, issus des
mouvements armés, et qu'il n'a pas choisis.
Des rumeurs ont fait état dimanche matin de ce que certains officiers
supérieurs sont allés chercher refuge auprès d'ambassades étrangères à
Kinshasa, ce qui n'a pu être vérifié.
La République démocratique du Congo, présidée par Joseph Kabila depuis
l'assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila, vit sous un régime de
"transition" et des élections doivent être organisées au mois de juin
2005.
Source: Monuc |
| jeudi 19 février 2004, 2h02
Redéploiement de 4.000 soldats de
l'ONU dans le nord-est du Congo-Kinshasa
KINSHASA, République démocratique du Congo (AP) - L'ONU a annoncé
mercredi le redéploiement de 4.000 de ses hommes dans le nord-est de la
République démocratique du Congo (RDC), où les forces de maintien de la
paix sont la cible d'attaques de bandes armées rivales luttant pour le
contrôle des richesses minérales de cette région.
Ces renforts rejoindront les 5.300 soldats de la mission des Nations
unies au Congo (MONUC) basés dans le nord-est de la RDC, la plupart dans
la province de l'Ituri, près de la frontière avec l'Ouganda.
Les combats entre tribus rivales dans la région ont déjà fait au moins
50.000 morts et 500.000 déplacés depuis 1997.
Selon le représentant spécial des Nations unies William Swing, ce
redéploiement est possible grâce au retour au calme dans d'autres régions
de la RDC, où cinq années de guerre ont fait environ trois millions de
morts, principalement victimes de famines et de maladies.
Au total, 10.800 soldats de l'ONU sont déployés au Congo-Kinshasa,dans
le but d'aider le gouvernement transitoire à reprendre le contrôle du
territoire en vue d'élections. AP
jp/v758 |
| jeudi 5 février 2004, 13h02
Des navires de l'ONU attaqués par des
combattants tribaux dans le nord-est du Congo-Kinshasa
BUNIA, République démocratique du Congo (AP) - Des combattants tribaux,
dissimulés sur les berges du Lac Albert dans le nord-est de la République
démocratique du Congo (RDC) ont attaqué un convoi de navires de membres
de la mission des Nations unies au Congo (MONUC) qui partaient enquêter
sur un possible massacre signalé dans la province d'Ituri, a annoncé
jeudi un porte-parole de la MONUC.
Il n'y a pas de blessés dans les rangs de la MONUC, selon Leocadio
Salmeron, un porte-parole de la MONUC.
Les quatre vedettes de la MONUC se dirigeaient vers le village de Gobu
mercredi dans le cadre d'une enquête sur des violations des droits de
l'Homme dans le secteur, où selon certaines informations des combattants
tribaux auraient tué il y a trois semaines près d'une centaine de
passagers de bateaux qui circulaient sur le lac, a-t-il précisé
Les enquêteurs de l'ONU ont essuyé des tirs provenant d'agresseurs
inconnus qui ont ouvert le feu sur les bateaux avec des fusils d'assaut à
gros calibre à quelque sept kilomètres du lieu du massacre présumé. Les
casques bleus uruguayens qui se trouvaient dans le convoi ont "répondu
avec des tirs soutenus" pendant au moins un quart d'heure avant d'annuler
la mission car "les vedettes n'étaient pas renforcées pour protéger le
personnel des Nations unies".
La MONUC procède actuellement à un examen de la situation, selon M.
Salmeron.
Les hommes de la MONUC espéraient recueillir des informations sur le
massacre présumé qui se serait déroulé le 15 janvier, au lendemain de
l'abordage par une dizaine de combattants de la tribu Lendu de cinq
embarcations sur le lac Albert. Les combattants auraient déclaré qu'ils
allaient protéger les quelque 180 passagers qui voyageaient au sud de
Mokambo, à environ 100km de Bunia, la capitale de la province d'Ituri.
Des rescapés ont raconté que les combattants avaient ordonné aux
bateaux de s'arrêter à Gobu, à 40km au sud de Mokambo. Ils auraient tué
la plupart des passagers mâles, violé certaines des femmes et ordonné à
plusieurs d'entre elles ainsi qu'aux enfants de transporter la cargaison
des bateaux qu'ils ont pillés.
La province d'Ituri reste extrêmement instable, avec la poursuite
d'affrontements entre les tribus rivales Lendu et Hema et d'accrochages
avec les troupes de l'ONU qui tentent de mettre fin aux mois de violences
après les accords de paix qui ont fait cesser les principaux combats
après cinq ans de guerre civile dans le troisième plus grand pays
d'Afrique. AP source : Yahoo.fr |
| les élections
en 2005 |
| Les pressions s’accentuent sur les dirigeants
congolais. La société civile dénonce les manoeuvres dilatoires des
animateurs des institutions de la transition |
| Kinshasa , 18.02.2004 | Politics |
|
Dans une déclaration faite à la presse le 11 février 2004, le
président du Conseil de sécurité des Nations Unies, M. Wang Guangya
(Chine), s’est déclaré préoccupé de la situation qui prévaut en
République démocratique du Congo (Rdc).
Faisant le compte rendu de la réunion du Conseil qu’il venait de
présider et qui était consacrée à notre pays, M. Wang Guangya a relevé
que ses collègues du Conseil partageaient les préoccupations exprimées
quelques jours plus tôt à Kinshasa par les ambassadeurs membres du Comité
international d’accompagnement de la transition (Ciat) par rapport à
l’ampleur du travail qui reste à accomplir dans la perspective des
élections nationales prévues en 2005.
A ce sujet, le Conseil de sécurité a souligné la nécessité de mettre
rapidement en oeuvre le programme de désarmement, de démobilisation et de
réinsertion des combattants congolais et il a insisté sur l’importance
pour le gouvernement de Kinshasa de designer un coordinateur national
chargé de ce programme Ddr. Les membres du Conseil de sécurité ont
également rappelé l’urgence qu’ils attachaient à l’adoption par le
parlement de toutes les lois devant régir la transition.
Dans la perspective des elections prévues en 2005, le Conseil de
sécurité a réaffirmé l’importance qu’il attachait à l’extension de
l’autorité de l’Etat, à la réforme du secteur de la sécurité, à la
consolidation de l’Etat de droit, à la reconstruction économique ainsi
qu’à l’élimination de l’impunité et du pillage des richesses naturelles
du pays.
Les animateurs des institutions de la transition ont ainsi été appelés,
une nouvelle fois, à respecter le timing et les objectifs de la période
transitoire dont le plus important est l’organisation dans les délais des
elections libres et transparentes pour l’avènement de la Troisième
République.
Le Ciat avait déjà eu, à trois reprises, à exprimer des inquiétudes à
la suite de la lenteur observée dans l’adoption de plusieurs lois
importantes. Notamment des lois portant organisation et fonctionnement
des institutions d’appui à la démocratie. Des institutions qui ont un
rôle important à jouer dans l’organisation des élections crédibles. Et
au-delà, dans la mise en place des institutions républicaines fiables. |
Source:digitalcongo
| mardi 3 février 2004, 17h16
La transition en RDC au coeur des
discussions Chirac-Kabila
PARIS (Reuters) - Joseph Kabila a été reçu mardi par Jacques Chirac à
l'Elysée pour un entretien et un déjeuner consacrés aux moyens de
consolider le processus de transition en cours en République démocratique
du Congo.
"Le président de la République a réitéré le soutien de la France à
l'action menée par le gouvernement de transition, sous l'égide du
président Kabila. Il s'est félicité des récents progrès du processus qui
ont remis le pays sur les rails", a déclaré la porte-parole de la
présidence française, Catherine Colonna.
Des rebelles ont rejoint le président Kabila au sein du gouvernement
de transition, aux termes de l'accord de paix conclu en avril pour mettre
fin à quatre ans de conflit dans lequel étaient impliqués plusieurs pays
de la région.
"Nous avons confiance dans la volonté, dans la capacité du
gouvernement de transition à conduire le pays vers la souveraineté, le
développement, la démocratie," a déclaré Jacques Chirac durant
l'entretien à l'Elysée.
Toujours selon Catherine Colonna, Jacques Chirac a assuré que la
France resterait présente aux côtés de la RDC.
Paris a déjà apporté son soutien au processus, dans le cadre de
l'opération Artémis dépêchée en juin 2003 pour rétablir le calme et
protéger les civils à Bunia, dans l'est de la RDC.
Jacques Chirac a promis à son hôte de soutenir la RDC auprès des
institutions financières internationales et de l'Union européenne.
"Nous sommes décidés à développer notre coopération qui repart. Le
retour de l'AFD (Aide française au développement) se précise", a déclaré
Jacques Chirac.
Evoquant la question de la dette, le chef de l'Etat a fait savoir que
la France, qui a déjà annulé un milliard d'euros de dette lors du dernier
passage de la RDC au Club de Paris, poursuivrait ses efforts en ce sens.
Jacques Chirac a également indiqué que la France était disposée à
étudier la possibilité de débloquer une subvention d'ajustement
structurel après la prochaine révision par le FMI, en mars ou en avril.
Les deux hommes, qui se s'étaient pas vus depuis septembre, en marge
de l'Assemblée générale de l'Onu à New York, ont aussi évoqué la
préparation de la conférence des Grands Lacs, prévue en juin en Tanzanie.
La France souhaite que de nouveaux pays, notamment l'Angola et le
Congo-Brazzaville, y soient conviés.
JUGER LES "COMMANDITAIRES" DE LA GUERRE
C'est un Joseph Kabila satisfait qui est reparti de l'Elysée.
"J'ai remercié le président pour l'appui de la France, l'appui
politique et diplomatique", a-t-il dit. "J'ai obtenu tout ce que j'ai
demandé."
A la question de savoir si on pouvait parler d'échec de la
réunification en RDC, le président Kabila a vivement répondu.
"C'est faux, archi-faux. La réunification, c'est une réalité. Le
gouvernement, les institutions sont en place depuis sept mois. Il n'y a
pas eu de crise majeure. Il n'y aura pas de crise", a-t-il assuré.
Dans un entretien publié mardi dans le Monde, le président congolais
réclame la création d'un tribunal international pour juger les "commanditaires"
de la guerre dans son pays.
"La justice concernant les 'génocidaires' doit s'exercer des deux
côtés. Depuis des années, nous ne cessons de réclamer qu'un tribunal
international juge les commanditaires de la guerre qui a ravagé mon
pays", déclare-t-il.
Joseph Kabila souligne que les responsables du génocide au Rwanda sont
connus et doivent être jugés par le Tribunal pénal international d'Arusha,
en Tanzanie.
"Mais où sont les coupables des massacres, des viols et des pillages
dans mon pays ?", demande-t-il.
Joseph Kabila souligne que l'Assemblée nationale de RDC va être saisie
d'un projet de loi consacrant l'amnistie "mais uniquement pour faits de
guerre".
"Les génocides et autres crimes contre l'humanité ne seront pas
couverts. Leurs responsables seront traduits en justice tôt ou tard,
quelle que soit leur position dans le gouvernement", affirme-t-il.
Certains ministres du gouvernement de transition de RDC ont été mis en
accusation par des tribunaux internationaux et d'autres sont accusés
d'avoir collaboré avec l'étranger.
Joseph Kabila doit quitter la France mercredi pour Londres, Berlin
puis Bruxelles, où il rencontrera notamment le président de la Commission
européenne Romano Prodi et Javier Solana, le chef de la diplomatie de
l'Union source : Yahoo.fr |
POUR L’AMOUR DU
CONGO, JE NE ME TAIRAI POINT
(Cf. Is 62, 1)
Message du Comité
Permanent des Evêques de la République Démocratique du Congo aux fidèles
catholiques et aux hommes de bonne
volonté

Les évêques de la RDC |
1. Réunis à
Kinshasa en session ordinaire du Comité Permanent de la Conférence
Episcopale Nationale du Congo (CENCO) du 9 au 14 février 2004, nous,
Archevêques et Evêques, forts de notre responsabilité face au destin du
peuple congolais, saisissons cette occasion de communion ecclésiale pour
saluer les avancées |
| de la Transition
dans notre pays et les espoirs qu’elles suscitent, mais aussi pour
alerter l’opinion sur les zones d’ombre. Autant nous nous réjouissons de
la cessation des hostilités qui ont dévasté notre pays et ont sacrifié,
malheureusement, d’innombrables vies humaines, autant nous nous
inquiétons des lenteurs et des calculs politiques qui minent cette
Transition.
|
Sur le
chemin de la réunification du pays
2. Six mois après le début de la Transition, des
signes de bon augure sont notables. En dépit de quelques foyers de tension
qui continuent à semer la terreur et la mort des populations civiles, le
processus de pacification marque des avancées réelles.
3. Bien qu’hésitante, la réunification du pays
tend à devenir une réalité. Les liaisons commerciales ont été rétablies.
Timide, certes, le trafic aérien, routier, ferroviaire et fluvial relie
désormais les différents coins du pays, autrefois séparés du fait de la
guerre, facilitant de la sorte la circulation des biens et des personnes
ainsi que les échanges commerciaux. La circulation de la monnaie unique, tout
comme la diffusion des émissions radiotélévisées et les liaisons
téléphoniques à l’échelle nationale sont autant de signes encourageants de la
réunification du pays dont le peuple se réjouit.
4. Le discours politique officiel est
apparemment marqué par la logique de la réconciliation. Cela montre que la
classe politique prend de plus en plus conscience que la voie de la violence
ne peut conduire ni à la prospérité de notre peuple, ni à une vraie
démocratie. Longtemps perdue, la paix est d’autant plus ressentie comme un
bien dont on ne peut se passer.
5. Le pouvoir judiciaire se réorganise en
tentant de reconquérir son autonomie. De leur côté, le Gouvernement de
Transition et le Parlement bicaméral sont, malgré tout, à pied d’œuvre.
6. Aussi nous réjouissons-nous de constater que
le Congo reprend progressivement sa place sur la scène internationale. La
reprise annoncée ou déjà effective de certains secteurs de la coopération
bilatérale est l’expression de la reconnaissance, au plan national et
international, de la renaissance de notre nation.
Zones
d’ombre
7. Ces réalisations sont hélas ! accompagnées
d’autres signes qui inquiètent et ne peuvent nous laisser indifférents. En
tout état de cause, ces signes démontrent que des efforts doivent encore être
fournis.
Pendant cette période d’après-guerre, des
forces centrifuges et centripètes s’entrechoquent sur fond d’une sérénité
politique illusoire. Tout en ayant réalisé certaines actions bénéfiques pour
notre peuple, le nouvel ordre politique enregistre des ratés inquiétants
englués dans un faisceau de réalités aux dimensions nationales et
internationales. En attendant d’en dévoiler la teneur dans un document à
venir, conscients de notre mission, nous, membres du Comité Permanent de la
Conférence Episcopale Nationale du Congo, nous faisons le devoir prophétique
d’exprimer nos préoccupations sur le cours de la Transition. Nous ne pouvons
nous taire (Cf. Jr 4, 19) !
8. Après tant d’années de guerre et de longues
négociations politiques, le peuple espérait que le nouvel ordre politique,
dont nous avions souligné dès le départ la lourdeur et le caractère
pléthorique,
allait poser les jalons d’une démocratie réelle pouvant enfin le conduire à
la prospérité et au développement. Six mois après l’inauguration de la
Transition, ce peuple déchante. Il constate que ses préoccupations sont aux
antipodes des intérêts de ses dirigeants qui lui imposent des sacrifices
qu’il ne mérite pas. Son avenir risque d’être hypothéqué. Relégué à la traîne
des luttes de positionnement de la classe politique, ce peuple paie le prix
de la compétition des familles politiques qui se partagent le gâteau du
pouvoir.
Dangereux déséquilibre social
9. La situation dramatique de notre peuple n’a
plus besoin d’être décrite dans les détails. Nous sommes affligés de
constater qu’au lieu d’œuvrer pour la promotion du social, les dirigeants de
notre pays s’octroient des avantages sociaux qui manifestent ouvertement leur
désintérêt général pour le bien-être de la majorité de la population.
10. Outre qu’ils multiplient des missions aux
avantages juteux, ils s’offrent un train de vie qui n’a rien à voir avec la
précarité de nos finances nationales. N’ayant rien entrepris contre la
corruption qui infecte tous les services dans notre société, ils sont les
seuls à bénéficier de l’accalmie de l’après-guerre. Ce déséquilibre crée un
malaise social ressenti dans toutes les couches de la population et dont les
gouvernants ne semblent pas mesurer suffisamment la gravité.
11. Dans le domaine du social, nous souffrons de
constater que les réformes annoncées avec pompe sont insignifiantes et
demeurent non réalisées. Par contre, elles sont manifestement des promesses
politiques exploitées pour des fins électorales.
Amateurisme et
compétences limitées
12. Dès le départ, la Transition a révélé
d’énormes lacunes dans certaines personnes ayant accédé au pouvoir à la
faveur de la logique du consensus. Dans certaines institutions, l’on constate
trop de tâtonnements et d’incertitudes, risquant de conduire l’Etat à la
dérive.
13. Préjudiciables à la bonne marche du pays, ces
limites révèlent un certain amateurisme dans la gestion du pouvoir qui risque
de coûter cher à la République. Bien souvent, l’exercice des fonctions est
confondu avec la campagne politique.
Lenteur et
volonté délibérée de prolonger la Transition
14. Alors que la Transition a démarré depuis six
mois, nous constatons une nette lenteur tendant à la prolonger de manière
indue. En effet, nous regrettons que les lois organiques devant autoriser et
régir le fonctionnement des Institutions d’appui à la Transition
tardent à être présentées au vote. D’aucuns n’hésitent pas à croire qu’il
s’agit de la volonté délibérée des responsables politiques à tirer la
Transition en longueur pour retarder la tenue des élections.
15. Nous dénonçons cette attitude et
réaffirmons notre souhait de voir les élections s’organiser dans le strict
respect du délai fixé par l’Accord global et inclusif. Est-il besoin de
rappeler que notre peuple est fatigué de passer de Transition en Transition ?
Il est, dès lors, inadmissible de multiplier des manœuvres pour bloquer le
processus entamé.
Banalisation de la vie et négligence criminelle
16. Conscients du caractère sacré et inviolable
de la vie,
nous nous indignons de nombreux accidents ferroviaires, aériens, fluviaux et
routiers qui, comme en 1996,
ont endeuillé récemment la nation congolaise. Signes de temps, ces accidents
devraient nous conduire à un examen de conscience. Ils révèlent la négligence
criminelle et l’irresponsabilité qui ont élu domicile dans la conscience de
certains de nos compatriotes.
17. Nous dénonçons aussi la légèreté avec
laquelle les dirigeants ont annoncé et géré ces accidents. La vie humaine a
une valeur inestimable. « Ecoute, dit le Seigneur, le sang de ton frère crier
vers moi du sol » (Gn 4,10). La mort d’hommes n’est pas à considérer comme un
fait divers. Il est étonnant que la disparition de tant de personnes n’ait
suscité que si peu d’indignation. On se serait attendu à ce que soit décrété
un deuil national.
18. Cette indifférence témoigne d’une crise du
sens du sacré et de l’inviolabilité de la vie humaine. Elle se manifeste
aussi dans l’indexation du problème de la sécurité qu’on tend à reléguer au
rang des activités facultatives de l’Etat, alors que la population est livrée
à la merci de bandits de grand chemin comme on a pu le constater sur la
nationale numéro un, à Kinshasa et ailleurs.
Conflits au sommet de l’Etat et fragilité de la Transition
19. Les conflits entre institutions ou
personnalités politiques au sommet de l’Etat sont un signe inquiétant qui
fragilise inutilement la Transition. Nous constatons, en effet, que les
protagonistes de la Transition n’ont pas encore perdu totalement les réflexes
de belligérants. Malgré le langage de la réconciliation dans leurs discours
publics, ils provoquent des conflits qui détournent l’attention des citoyens
des problèmes capitaux du pays pendant cette période. Ils se rejettent la
responsabilité et semblent se complaire à gaspiller les énergies dans des
querelles qui n’ont aucun rapport avec les objectifs de la Transition.
Ces antagonismes engendrent des prétextes pour torpiller la Transition, ou
tout au moins la prolonger, en multipliant tergiversations et chantages
n’ayant rien à voir avec le bien commun. «Qui aime les querelles aime le
péché » (Pr 17, 19).
Des ratés de la
réunification
20. Alors que la réunification du pays a soulevé
une vague d’enthousiasme au sein de notre peuple, certaines personnes ne
semblent pas encore réaliser qu’elle doit être effective. Certains chefs
militaires lui opposent une résistance indue en affichant un comportement
belliqueux qui compromet gravement le processus de la réconciliation
nationale. De même, de hauts fonctionnaires de la territoriale, en provinces
anciennement occupées, brillant par leur désobéissance à la hiérarchie,
confisquent les recettes du trésor public au profit de leur ex-composante,
paralysant ainsi anarchiquement le fonctionnement de l’Etat. Ailleurs, des
détournements de deniers publics se multiplient en toute impunité, pour
renflouer les caisses de certaines ex-composantes politiques.
21. Ce comportement ambigu et contraire à
l’esprit de la réconciliation nationale retarde le rétablissement de
l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays et démontre le manque de
loyauté de certains protagonistes du nouvel ordre politique. En outre, ce
comportement favorise la poursuite du pillage des richesses de notre pays et
porte à croire en l’existence d’agendas cachés.
L’Eglise au
service de la nation congolaise pendant la Transition
23. Les ratés de la Transition en République
Démocratique du Congo ne nous détournent pas de notre volonté de nous mettre
au service de la nation congolaise. Tant s’en faut ! Tout en invitant la
classe politique et notre peuple à un effort supplémentaire pour sauver la
nation,
en tenant bon dans la foi (Cf. 1 P 5, 9), nous indiquons deux priorités qui
nous semblent devoir absolument s’imposer pendant cette période de
Transition.
L’éducation
civique du peuple pour la préparation aux élections
24. Solidaires des aspirations du peuple, nous,
Pasteurs de l’Eglise catholique, réaffirmons avec force notre engagement à
contribuer à la préparation aux élections qui doivent sanctionner la fin de
cette Transition que nous espérons être la dernière dans l’histoire de notre
pays. Pour cela, fidèles à notre mission évangélisatrice (Cf. Mt 28,19),
nous préconisons d’aider la nation en préparant le peuple aux élections, à
travers une éducation civique responsable et engageante dans nos diocèses,
selon un programme pastoral conçu à cet effet. Pour nous, les
élections doivent se tenir dans le délai défini par l’Accord global et
inclusif. Toutes les dispositions doivent être prises à cet effet. Il en
va de la vie de toute la nation.
Le respect des
droits est un signal fort de la volonté démocratique
25. La démocratie en République Démocratique du
Congo passe par le respect des droits et la réconciliation. Dans cette
perspective, en ce cinquantième anniversaire de l’ouverture de la première
année préparatoire à l’Université Lovanium, nous réaffirmons notre volonté de
la rétrocession à l’Eglise catholique de cette institution ainsi que d’autres
instituts supérieurs étatisés en 1971. Nous estimons que cette rétrocession
n’est pas une faveur spéciale, mais une question de droit. Longtemps négociée
avec les gouvernements précédents, cette rétrocession doit être finalisée
pendant la Transition afin de nous permettre d’être davantage au service de
la jeunesse congolaise, selon une convention qui engage l’Etat à assumer sa
part de responsabilités. De même, l’Eglise réclame que lui soient restituées
d’autres propriétés confisquées dans les mêmes conditions, notamment la
chaîne catholique de télévision « Téléstar ».
Exhortation
spéciale aux frères et sœurs politiciens
26. La Transition est un enjeu , une occasion en
or qui ne saurait souffrir d’un quelconque gâchis. Le consensus issu du
dialogue intercongolais est un acquis de taille qui prouve votre capacité à
vous dépasser. L’après-guerre est une épreuve qui doit conduire la République
Démocratique du Congo à la démocratie.
27. Eveilleurs des consciences, nous vous
rappelons que l’amour de la nation doit être au-dessus de tout.
N’abusez pas de la patience du peuple et dépassez-vous en évitant tout
comportement susceptible de compromettre les acquis gagnés au prix de longues
négociations. La paix est une valeur du royaume des cieux (Cf. Mt 5, 9). Il
faut la protéger et l’accroître.
28. Mettez les préoccupations du peuple au centre
de vos intérêts et entrez dans l’histoire en posant des actes responsables.
Réconciliez-vous et montrez-vous dignes de la confiance que le peuple a
placée en vous.
Aussi, nous vous exhortons à ne pas vous offrir des avantages qui contrastent
avec la précarité de notre pays. D’une part, nous vous invitons à lutter
efficacement contre la corruption qui prive notre Etat de tant de moyens
dont il a besoin pour assumer ses responsabilités dans la société. D’autre
part, il est utile d’engager un dialogue social sincère et franc pour
apaiser le malaise qui accroît le mécontentement du peuple, en veillant à
ce que chaque citoyen jouisse de ses droits et s’acquitte de ses obligations.
Conclusion
Frères et Sœurs,
29. Le destin du Congo n’est pas condamné à
rester une tragédie. A ce propos, la Transition doit susciter de l’espoir. Il
faut une réelle volonté politique pour en accélérer la vitesse. Nous, vos
Pasteurs, vous exhortons, une fois de plus, à prendre notre destin en mains
pour conduire le Congo à la démocratie. Ne baissons pas les bras et soyons
toujours vigilants (Cf.1P 5, 8-9). Hâtons l’avènement du règne de paix et de
justice, de vérité et d’amour dans notre pays. Rien n’est impossible avec le
Seigneur (Cf. Lc 1,37).
30. Nous implorons l’intercession de la Très
Sainte Vierge Marie, Notre-Dame du Congo, pour la réussite de la Transition
dans notre pays.
Fait à Kinshasa, le 14 février
2004.
| Grève de la
Fonction publique : Barème salarial : la confusion est totale
|
| Les
fonctionnaires invités à un nouveau round de négociations avec le
gouvernement. Des contraintes budgétaires bloquent l’ajustement des
salaires des agents de l’Etat |
| Kinshasa ,
20.02.2004 | Politics |
|
Le mercredi 18 février 2004, dans l’après-midi,
une importante délégation de syndicalistes membres du Comité permanent
des syndicats de la Fonction publique, accompagnée de leur ministre de
tutelle, M. Gustave Tabezi, a été reçue en audience par M. Jean-Pierre
Bemba, vice-président de la République et responsable de la Commission
économique et financière du gouvernement.
Abordé jar la presse à l’issue de la séance
de travail, M. Mutuza, président du syndicat Synafet, a déclaré que « le
vice-président Jean-Pierre Bemba avait ordonné au ministre de la Fonction
publique de convoquer sans délai, et par voie d’arrêté ministériel, la
Commission paritaire gouvernement-syndicats pour un nouveau round de
discussions sur la paie des fonctionnaires ». Il s’agira, cette fois,
a-t-il précisé « de négocier sur une base légale, en tenant compte des
possibilités financières prévues dans le budget 2004 sous examen au
Parlement ».
A en croire le porte-parole de cette
délégation syndicale, les résultats obtenus la semaine dernière au centre
catholique Mbudi, lors des négociations engagées sous la présidence du
vice-président Arthur Z’Ahidi Ngoma n’avaient pas vraiment réussi à
mettre d’accord les deux parties. Ce qui explique, par ailleurs, la
poursuite du mouvement de grève déclenchée depuis plus d’une semaine à la
Fonction publique. Les nouvelles négociations attendues dans le cadre de
la Commission paritaire auront l’avantage de mettre autour d’une même
table toutes les tendances syndicales afin de discuter avec le
gouvernement sur une base représentative. Les délégués syndicaux out, en
outre, indiqué que le vice-président Jean-Pierre Bemba a accédé à une
autre de leur requête, celle d’arriver, au cours des assises, à
harmoniser les avantages spécifiques dus au personnel de la Fonction
publi4ue. A ce propos, un cahier de charges a été transmis par le
ministre Gustave Tabezi à ses collègues de l’Ecofin.
Pour les membres du Comité permanent des
syndicats de la Fonction publique qui ont été reçus par le vice-président
Bemba « tout ce qui a été fait à Mbudi ne compte plus d’autant plus
qu’aucune des parties ne se sent liée par les conclusions des travaux, en
l’absence d’un document juridique et légal », ils ont, par conséquent,
invite les fonctionnaires à la patience et les ont exhortés à regagner
leurs lieux de travail habituel.
De l’avis de nombreux observateurs, la
confusion est totale sur la question du réajustement des salaires des
agents et fonctionnaires de l’administration publique. D’un côté, l’on
note cette division qui mine le monde syndical du secteur public. De
l’autre, on remarque les désaccords au sein du gouvernement qui n’arrive
pas à adopter une position commune quant aux moyens à mettre en oeuvre
pour faire face aux revendications salariales des fonctionnaires.
Dans un premier temps, lors de la rencontre
de Mbudi, le gouvernement a proposé par la voix du vice-président Arthur
Zaïdhi Ngoma, aux délégués syndicaux un calendrier d’augmentations de
rémunérations en trois étapes, et dans un premier temps une augmentation
de 10 pour cent. Avec l’objectif de parvenir, au mois d’octobre, prochain
à 208 dollars de salaire mensuel pour le fonctionnaire le moins payé c-à-d.
l’huissier.
Mais voici que dans un deuxième temps, le
même gouvernement par le vice-président Jean-Pierre Bemba, revient à la
charge et demande aux syndicalistes de revenir à la table des
négociations et de prendre en compte la réalité des chiffres du budget.
AUGMENTATION DE 20% DE L’ENVELOPPE
SALARIALE
De toute évidence, le gouvernement ne pourra
trouver de solution aux revendications salariales des fonctionnaires en
dehors du projet de budget actuellement sons examen au Parlement. Il nous
revient, à ce sujet, que dans le cadre des ressources budgétaires à
mobiliser pour l’exercice 2004, il est prévu une augmentation de 20% de
l’enveloppe salariale globale des agents et fonctionnaires de l’Etat. Un
effort spécial sera fait pour le personnel de l’enseignement primaire,
secondaire et professionnel (Epsp) qui pourra bénéficier d’une rallonge
de l’Ordre de 30%.
Le malaise et cacophonie qu’on observe
actuellement dans le monde syndical est le résultat des négociations qui
se sont tenues au centre catholique Mbudi dans la banlieue Sud de
Kinshasa, il y a une semaine.
L’appel à la suspension de la grève lancée
samedi 14 février dernier par les responsables syndicaux qui avaient
participé aux négociations de Mbudi sur les antennes de la radio et de la
télévision publiques, a été rejeté par la majorité des agents et ont
fonctionnaires de l’Etat.
Réunis à la « Place Golgotha » (siège du
ministère de la Fonction publique, à l’invitation de l’Union des
syndicats du secteur public (Ussp), les fonctionnaires ont durci leur
position et décidé de poursuivre leur mouvement de grève sans désemparer.
Pour la majorité de
fonctionnaires, la rencontre organisée àMbudi n’aurait accouché que d’une
souris. Car en réalité, l’Etat-employeur n’a pas accédé à la principale
revendication des grévistes qui était d’obtenir pour le fonctionnaire au
plus bas de l’échelle de la fonction publique, c-à-d. l’huissier, un
salaire mensuel équivalent, en franc congolais, à 208 dollars Usd, et
pour le secrétaire général de l’administration publique, un salaire
équivalent à 2.080 dollars américains. Des niveaux de rémunération ceux
qui avaient été en fait convenus avec le gouvernement précédent lors des
travaux de la commission paritaire tenus en 1999 au centre d’accueil
kimbanguiste de Kinshasa. Des salaires qui correspondent au barème payé à
l’époque où le pays était dirigé par l’ancien Président Joseph Kasa-Vubu,
c-à-d. avant le coup d’Etat du 24 novembre 1965.
Mais au cours des
négociations de Mbudi, en annonçant la fameuse augmentation de 10 pour
cent, le gouvernement n’aura présenté aux délégués syndicaux qu’une
piètre contre-proposition de l’ordre de 139 francs congolais par mois. Ce
qui aurait fait passer le salaire de base du huissier actuellement de
665 francs congolais
à 804 Fc. Ainsi calculé, le nouveau salaire n’équivaudrait qu’à environ
2,09 dollars Usd (deux
dollars et neuf cents) par mois. Raison pour laquelle, lors de la
restitution des travaux de Mbudi qu’ils ont faite à leurs militants le
samedi dernier, les délégués syndicaux n’ont pas osé dévoiler les
résultats réels auxquels ils étaient parvenus avec le
gouvernement-employeur.
En plus de ce modique salaire de base, le
gouvernement aurait également proposé une indemnité de transport de 9.196
fc, sans distinction de grade, payable fin avril 2004. Cependant, aucun
chiffre n’aurait été arrêté pour la deuxième et troisième augmentation en
vue de l’objectif de l’équivalent de 208 dollars pour le huissier
congolais.
A ce sujet, dans le document intitulé «
contrat social de l’innovation entre le gouvernement et les syndicats de
l’Administration publique et interprofessionnels », signé à Mbudi, les
parties aux négociations mentionnent simplement qu’elles ont convenu de
créer un comité de suivi de l’exécution de deux autres paliers
d’augmentation ultérieure de salaires. Notamment à l’occasion des revues
du budget en juin et en octobre 2004.
Les fonctionnaires surchauffés et
manifestement désemparés ont alors immédiatement exigé que leur soient
présentés les documents par lesquels l’Etat-employeur s’était réellement
engagé à octroyer les augmentations promises.
Les négociateurs de Mbudi ont été incapables
de produire les engagements précis exigés par la base. De son côté,
gouvernement garde un mutisme qui cache mal son embarras face à la grogne
des grévistes. Interrogé au téléphone par notre confrère Radio Okapi, le
secrétaire national de l’Intersyndicale de l’Administration publique
déclare à ce propos que « lorsqu’on n’a pas obtenu ce que l’on réclame,
on se contente de ce qu’on a en vue: reprendre la lutte syndicale ».
MBUDI A ACCOUCHE D’UNE SOURIS
Pour la majorité de fonctionnaires congolais,
il est bien clair que les négociations de Mbudi ont accouché d’une souris.
Aussi, reprochent-ils à leurs délégués de leur avoir caché la vérité. Et
ensuite, d’avoir appelé à la reprise du travail sans en avoir au
préalablement référé à la base. C’est pourquoi pour eux, il y a lieu de
poursuivre la grève sans limitation de durée. Mais toutefois, dans un
soucis de conciliation les fonctionnaires en grève ont néanmoins convenu
le lundi 16 février 2004 dernier, de lancer un appel an chef de l’Etat,
le président Joseph Kabila.
Mais sera-t-il possible au numéro un
congolais d’aller au delà de l’augmentation de 20% de la masse salariale
globale que propose le gouvernement, sans remettre en cause les
engagements pris vis à vis des institutions de Bretton Woods? Cela paraît
peu vraisemblable car dans le projet de budget 2004, les rémunérations
représentent déjà le 1/3 des ressources budgétaires propres de l’Etat
congolais. Affaire à suivre. |
| Le Potentiel |
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