Le procès Kutino Fernando est
purement politique, et l’Adsad demande sa liberté sans condition. 10/09/2008
Lentement mais sûrement, le procès de l’Archbishop
Kutino Fernando tend vers sa fin. On se souviendra que la procédure en appel dure depuis plus d’une année,
ce qui est exagérément long.
Une
chose est certaine et mérite d’être soulignée : c’est qu’on y voit plus clair dans
cette affaire rocambolesque aujourd’hui qu’en début. Les bonnes consciences s’interrogeraient sur
la véracité des griefs retenus contre « Papa Archi », se disant que le Dr Ngalasi n’était
pas un fou pour inventer des accusations aussi graves. Mais au fil des audiences, on peut dire-même si on n’est
pas dans le secret de la Cour – qu’aucun doute ne subsiste : on est bel et bien en face des griefs sans fondement.
En effet, aucun élément de preuve n’a été
apporté à l’appui de la plainte hâtivement déposée devant l’Auditorat militaire.
Au contraire, au cours de l’audience de mercredi 30 avril dernier, on a vu un Archbishop déchainé, sûr
de lui, criant au complot devant le vide des accusations. Et, de fait, alors qu’on s’attendait à des questions
embarrassantes de nature à démontrer la tentative d’assassinat contre le Dr Ngalasi, qu’elle n’a
pas été la stupéfaction de l’opinion de constater que l’interrogatoire tournait plutôt
sur le dossier parcellaire : combien de mois d’arriérés, à quelle date le contrat fut signé,
où est l’église Armée de Victoire aujourd’hui, … des choses tout-à-fait étranges
au dossier sous examen !
De la tentative
d’assassinat, rien - ou presque - sans doute qu’on s’est rendu compte du ridicule des accusations.
Les esprits objectifs ne sont pas loin d’épouser la
thèse de la conspiration, au vu du manque criant d’éléments à charge.
Notons que ce dossier impliquant le Dr Ngalasi est clos, et que
seul celui de la « détention illégale d’armes de guerre » reste à examiner.
L’opinion n’attend qu’une seule chose :
que la sérénité qui a caractérisée la conduite des débats se poursuive jusque dans
les délibérations de la Cour militaire, et que seul le droit soit dit dans cette affaire qui n’a fait
que noircir notre pays, considéré comme un des champions en matière de violation des droits de l’homme
et des libertés individuelles.