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Les enseignants du public menacent de boycotter la rentrée scolaire – AFP - 25 aoû. 08 - 14h44

 

KINSHASA, 25 août 2008 (AFP) - Les deux principaux syndicats d'enseignants du secteur public en République démocratique du Congo (RDC) menacent de boycotter la rentrée scolaire du 1er septembre pour exiger des augmentations salariales, a-t-on appris lundi de sources syndicales.

Le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (Synecat) "décident la non reprise du travail (...) le 1er septembre sur toute l'étendue du territoire national jusqu'à la satisfaction totale des revendications des enseignants", annoncent-ils dans un communiqué publié lundi dans la presse.

Les écoles conventionnées catholiques en RDC dépendent des finances publiques et dispensent les programmes d'enseignement national.

Syeco et Synecat justifient leur décision par "la mauvaise foi, l'indifférence manifeste et la non tenue des engagements par le gouvernement quant à la satisfaction des revendications légitimes des enseignants et le personnel de l'éducation".

Les enseignants réclament notamment une revalorisation des salaires conformément à un accord conclu en février 2004 avec le gouvernement, une harmonisation des traitements au niveau national et la régularisation du statut des vacataires.

Ils exigent en outre la suppression de la contribution financière des parents, initiée en 1994 pour pallier le déficit de l'Etat dans la rémunération des enseignants.

Les enseignants congolais ne bénéficient pas d'avantages sociaux (logement, transport et prime), a déploré lundi le secrétaire général du Synecat, Jean-Bosco Puna, contacté par l'AFP.

"Comment enseigner dans ces conditions dès lors que notre employeur (le gouvernement) a pris l'habitude de passer outre nos revendications salariales?", s'est-il interrogé.

Depuis quatre ans, les syndicats d'enseignants du secteur public boycottent la rentrée de classe pour les mêmes raisons. En 2007, les cours n'avaient repris que quatre semaines après la rentrée scolaire officielle.

Selon l'accord de 2004, les salaires mensuels dans l'administration publique congolaise devraient être compris dans une fourchette allant de 208 à 2.080 dollars. Le plus bas salaire dans l'Education nationale est actuellement d'environ 80 USD à Kinshasa et 63 USD en province.

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