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RDC: 32 candidatures à la présidentielle de 2006 validées par la CEI, AFP, 06 avr. 06 - 10h00

Joseph Kabila - Azarias Ruberwa - Jean-Pierre Bemba - Arthur Zahidi Ngoma - Antipas Mbusa Nyamwisi - Antoine Gizenga - Nzanga Mobutu - Pierre Pay Pay - Etc...

KINSHASA, 5 avr 2006 (AFP) - La Commission électorale indépendante (CEI) de République démocratique du Congo (RDC) a publié mercredi soir une liste provisoire de 32 candidats retenus pour l'élection présidentielle de 2006, invalidant 41 dossiers.

Quatre femmes figurent parmi les 32 candidats retenus. Cinq se sont présentés en "candidats indépendants", parmi lesquels l'actuel chef de l'Etat Joseph Kabila.

Trois vice-présidents voient leur candidature validée: Azarias Ruberwa, chef d'une ex-rébellion soutenue par le Rwanda, Jean-Pierre Bemba, chef d'une ex-rébellion soutenue par l'Ouganda, et Arthur Zahidi Ngoma, dirigeant d'un parti d'opposition.

Les candidatures de plusieurs ministres, anciens rebelles et opposants ont aussi été retenues, parmi lesquelles celle du ministre de la Coopération régionale Antipas Mbusa Nyamwisi, et celle du plus vieil opposant congolais, Antoine Gizenga, président du Parti lumumbiste unifié (Palu).

Nzanga Mobutu, un des fils du dictateur zaïrois, et Pierre Pay Pay, ancien gouverneur de la Banque centrale sous le régime de Mobutu, ont également été retenus.

Cette liste provisoire doit être validée par la Cour suprême de Justice.

Les 41 candidats invalidés l'ont tous été "pour défaut de paiement de la caution" non remboursable de 50.000 dollars exigée par la loi électorale, sauf un, dont le dossier a été déclaré irrecevable pour "défaut de production d'extrait de casier judiciaire".

La RDC doit organiser en 2006 des élections générales devant mettre un terme à une fragile transition politique initiée en 2003 après des années de guerre.

La CEI devrait annoncer le 19 avril la date du premier tour de la présidentielle et des législatives (un seul tour), pour lesquelles 8.650 dossiers avaient été enregistrés dimanche soir, date limite des dépôts.

Ces scrutins, qui avaient été fixés au 18 juin, ont été repoussés pour des raisons logistiques. Le nouveau calendrier électoral ne sera établi qu'après l'établissement d'une liste provisoire des candidatures aux législatives.

 

La sécurisation des élections au coeur d'un entretien Kabila-Guéhenno (Onu), AFP- 07 mar. 06 - 17h10

KINSHASA, 7 mars 2006 (AFP) - Le chef du département de maintien de la paix  de l'Onu, Jean-Marie Guéhenno, s'est entretenu mardi avec le président de République démocratique du Congo, Joseph Kabila, avec lequel il a abordé la question de la sécurisation des élections prévues en 2006.

Les discussions ont notamment porté sur "le renforcement de la sécurité dans l'est du pays en prévision des élections", a déclaré à la presse M. Guéhenno à l'issue d'un tête à tête d'une demi-heure avec M. Kabila, dans sa résidence de Kinshasa.

Interrogé sur l'envoi d'une force de l'Union européenne (UE) en renforcement des quelque 17.000 Casques bleus de l'Onu présents en RDC, M. Guéhenno a renouvelé son souhait d'un appui européen, indiquant simplement que les discussions se poursuivaient entre les 25 pays membres de l'UE.

Mardi, les ministres de la Défense de l'UE n'avaient toujours pas réussi à s'entendre sur les modalités de cette force et jugé nécessaire que le Haut représentant Javier Solana se rende à Kinshasa.

L'Onu avait demandé fin décembre à l'UE d'examiner ce qu'elle pourrait faire pour renforcer sa mission en RDC (Monuc), dans la perspective des premières élections libres et démocratiques en plus de 45 ans dans l'ex-Zaïre.

M. Guéhenno s'est par ailleurs prononcé pour "une inclusivité de tous les acteurs politiques congolais" au sein du processus électoral, mettant en garde contre les risques de "troubles" et de "contestation" des résultats des scrutins si l'ensemble des grandes formations politiques du pays ne participaient aux élections.

Cette déclaration intervient alors que le principal parti d'opposition congolais, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a appelé à une marche pacifique vendredi à Kinshasa pour "réclamer aux gestionnaires de la transition son implication dans le processus électoral et l'assainissement de l'environnement politique actuel".

Par ailleurs, le Rassemblement congolais pour la démocratie (ex-rébellion soutenue par le Rwanda) menace de "se désengager" du processus de transition si des entités administratives qu'il a créées pendant la rébellion (1998-2003) ne sont pas reconnues par le gouvernement.

Enfin, la RDC est depuis une semaine au bord d'une crise politique du fait de la tentative du Mouvement de libération du Congo (ex-rébellion soutenue par l'Ouganda) de s'emparer de force du poste de président de l'Assemblée nationale, s'appuyant sur une décision de justice.

M. Guéhenno, qui a souligné les avancées de la transition congolaise, avec notamment l'adoption d'une nouvelle Constitution, a "assuré la population congolaise du soutien de la communauté internationale pour le processus électoral".

Cependant, la loi électorale adoptée le 21 février par le Parlement n'avait toujours pas été promulguée par le chef de l'Etat mardi après-midi.

Ce retard, alors que les délais de recours sont écoulés, repousse la publication d'un calendrier électoral et l'organisation des futurs scrutins.

Principaux points de la nouvelle Constitution de RDC    fév. 06 - 15h52

KINSHASA, 17 fév 2006 (AFP) - La future Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), qui doit être promulguée samedi par le chef de l'Etat Joseph Kabila, opte pour un régime semi-présidentiel dans un Etat unitaire fortement décentralisé. 

Ce texte fondateur plébiscité à 84,31% par référendum en décembre se propose d'établir les bases d'un régime démocratique avec des représentants librement élus pour la première fois depuis 40 ans dans l'ex-ZaïreCe texte fondateur plébiscité à 84,31% par référendum en décembre se propose d'établir les bases d'un régime démocratique avec des représentants librement élus pour la première fois depuis 40 ans dans l'ex-Zaïre.Il remplacera la Constitution de transition de la RDC, entrée en vigueur en 2003 après une guerre de près de cinq ans. Sa promulgation devrait permettre le vote de la loi électorale et l'organisation d'élections générales avant le 30 juin 2006, selon les délais constitutionnels.

PRESIDENCE/GOUVERNEMENT:
- Le président est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois.
- Il nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire et met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement.
- Il proclame l'état d'urgence ou de siège après concertation avec le Premier ministre et les présidents des deux chambres du Parlement. Il déclare la guerre par ordonnance délibérée en Conseil des ministres après autorisation des deux chambres.
- Le Premier ministre dirige le gouvernement, qui conduit la politique de la Nation décidée en concertation avec le président de la République.

EQUILIBRE LEGISTATIF/EXECUTIF:
- L'Assemblée nationale peut voter une motion de censure contre le gouvernement. Si cette motion est adoptée à la majorité absolue, le Premier ministre doit remettre dans les 24 heures la démission de son gouvernement.
- En cas de crise persistante entre le gouvernement et l'Assemblée, le président peut prononcer la dissolution de l'Assembée.

JUSTICE:
- Le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif.
- Il ne peut être créé aucun tribunal d'exception.
- Les magistrats du siège sont inamovibles.

ETAT ET SOUVERAINETE:
- La RDC sera composée de la ville de
Kinshasa et de 25 provinces (contre
11 actuellement), dans un délai de 36 mois.
- Les provinces ont une large autonomie et perçoivent directement à la source 40% des recettes qui leur sont allouées.
- La nationalité congolaise est une et exclusive.

SOCIETE:
- Instauration du principe de la parité homme/femme dans les institutions.
- Les violences sexuelles sont érigées en crime contre l'humanité.

 

 

 

 

 

 

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